‹ L'Oyapoc et l'AmazoneChapitre 17 sur 81 · Que l'ambassadeur lui-même, en alléguant · texte numérisé non relu

Que l'ambassadeur lui-même, en alléguant

s s 169-171 ?• LECTURF. ( SO )

que les Français de Cayenne avaient péché wcme dons

r embouchure de In rivière des ytmazones^ avouait nettement quel' intérieur (le T Amazone leur était inconnu. — i 69. Que Tambassadeur lui-même ajoutait encore une preuve palpable de cette ignorance, en plaçant le fort de Gurupâ sur la rive septentrionale Ab l'Amazone, tandis que ce fort, depuis sa fondation,..-... depuis soixante-quinze ans, avait toujours été sur la rive méridionale,

170. Aidé par ses deux habiles collaborateurs, et par ses propres recherches, le ministre portugais pressa l'ambassadeur si vigoureusement, que le ministre français de la marine et des colonie^ se vit dans la néces*site d'écrire au gouverneur de Cayennè, le 2 septembre 1699, lui ordonnant « de s'informer dans le plus grand )) détail des titres qu'avaient les Français pour pouvoir » naviguer sur l'Amazone, afin que Ton pût les oppo- » ser aux Portugais, qui disputaient à la France le droit » de naviguer sur ce fleuve,* prétendant réduire ses 11- » mites à rOyapoc. »

171. Malgré toute sa bonne volonté, Ferrolles ne put fournir au comte de Pontchartrain qu'un document, contenant les déclarations des principaux et plus anciens habitants de Cayenne ayant fait le commerce dans la rivière des Amazones, — lesquels disaient « que » de temps immémorial et par tradition continuelle ils » savaient par eux et leurs auteurs qu'il y avait, dans » le milieu de l'embouchure de la rivière des Amazones, » une île beaucoup plus grande que celle de Cayenne, » que les Portugais, les Indiens Arouas habitants de » cette île, les Français, les autres voisins, et aussi les )> Galibis sous la domination du Roi, avaient toujours

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î) noaunée Hyapoc , où tous, les Indiens de Cayenne » avaient perpétuellement avec les naturels Indiens )) dudit Hyapoc traité et trafiqué ; et que les naturels )) de ladite contrée d' Hyapoc de la rivière des Amazones )) avaient de tout temps sans difficulté eu commerce }) avec les Iiabitants de Cayenne et les Indiens qui en » dépendaient. » ,

172. Cette pièce présentait un nouvel échantillon de l'adresse de Ferrolles.

173. Comme le nom indigène de la rivière du cap d'Orange se disait indifï$remment, ou bien Ojapoc ou bien Yapoc^ Ferrolles, qui en 1694 avait osé appliquer à l'île de Marajo la première de ces deux foimes, eut encore le courage de lui appliquer en 1699 la seconde, espérant éluder ainsi tout à fait la prétention, du Portugal ; d'autant que c'était là un point qui ne pouvait être éclairci que sur les lieux.

ïlh. Mais ce même document péchait par des vices que l'on ne pouvait pas se risquer à étaler devant le gouvernement de dom Pedro II.

175. On y affiimait que les colons de Cayenne allaient trafiquer dans l'tle de Marajo de temps immémorial^ ce qui semblait vouloir faire entendre que c'était bien avant l'établissement des Portugais sur l'Amazone. Mais les Portugais étaient fixés sur cette rivière à huit lieues seulement de l'île de Marajo, depuis le mois de janvier 1616; et sans compter les interruptions que nous savons, 1q mémoire préliminaire de l'ambassadeur de France avait rappelé que les Français n'avaient commencé à habiter la Guyane qu'en 1626, et à plus de cent cinquante lieues de l'île de Marajo.

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