Il y avait autre chose dans ce nouveau do
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cument. C'est que Ferrollcs s'y faisait eritore prendi^e en flagrant délit d'ignorance sur l'embouchure même de l'Amazone, quoique moins matériellement que la première fois. Dans sa lettre de 1694, Tîle immense do Marajô, plus de trois fois plus grande que la Corse, avait été qualifiée par lui &ilot. Il ne répétait plus cette étrange énormité ; mais il ne caractérisait encore Marajô que comme une ile beaucoup plus grande que celle ile Cayenne; — tandis que, s'il avait connu Marajô autrement que par les rapports toujours vagues des Indiens, il se serait gardé de lui faire l'injure d'une pareille comparaison : il aurait su que, pour dépasser de beaucoup l'tle de Cayenne , il n'était même pas besoin de l'Ile de Caviana, et qu'il suffisait amplement de celle de Mexiana, plus de cinq fois plus grande que Cayenne.
177. Dans ce dénûment de raisons acceptables, le cabinet de Versailles, après une insistance de plus de deux ans, se trouva fort heureux de pouvoir ajourner la question avec dignité.
178. Le A mars 1700, l'ambassadeur de Franco signa à Lisbonne un traité pwvisionnel. et suspensif,
1 79. Voici, Messieurs, les stipulations de ce traité, dont l'original fut rédigé en portugais :
180. De la part de l'une et de l'autre couronne on recherchera, et on fera venir jusques à la fin de Tannée prochaine 1701 tous les titres et enseignements allégués dans les conférences, pour servir à l'entier éclaircissement de la possession des terres du Cap ile Nord situées entre Cayenne et la rivière des Ama zonts ; et les pouvoirs donnés par les deux rois demeurent en leur force, pour que le différend dont il est
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question soit terminé définitivement dans ledit temps, et jusques à la fin de Tannée prochaine 1701. —
181. Provisoirement, demeure indécise entre les deux couronnes la possession de la partie desdites terres s* étendant le long de la rivière des Amazones depuis le fort du Cumaù ou Macapà jusques au Cap de Nord, et le long de la côte de la mer depuis ce même cap jus*qu*àla rivière d'Oyapocoxx Fincent Pinçon. —
182. Conséquemment , le roi de Portugal fera évacuer et démolir le fort de Macapà et tous les autres forts qu'il pourra y avoir dans cette étendue de terres dont la possession demeure provisoirement indécise. —
1 83. Enfin les Français et les Portugais pourront s'étendre provisoirement dans lesdites terres, mais à ces conditions : Que ni les uns ni les autres ne pourront y faire aucune habitation, ni y établir aucun comptoir de quelque qualité que ce soit : Que les Portugais ne pourront y entrer que par les terres qui sont le long de la rivière des Amazones, et non autrement, — et qu'ils s'arrêteront à la rive droite de l'Oyapoc : Que les Français ne pourront non plus y entrer que par lesterres qui sont du côté de Ca/enne, et non autrement, et qu'ils s'arrêteront à la portion de la rive gauche de l'Amazone comprise entre Macapà et le Cap de Nord : et que (c tant les uns que les autres se contiendront respecti- » vement entre lesdites rivières cy-dessus marquées et » exprimées, qui font les bornes, les lignes et les li- » mites des Terres qui demeurent indécises entre les » deux Couronnes. »