‹ L'Oyapoc et l'AmazoneChapitre 27 sur 81 · Bifq plus, ta ferme eogiBil^ta Oyêfiênt qui · texte numérisé non relu

Bifq plus, ta ferme eogiBil^ta Oyêfiênt qui

ai prévalu, û'av^it ençqrg ét4 eraplpyée en Frftpçiî, ^yapt le traité de il700, que p^r Froger, En \m suMtWftPt y^poe, les négociateurs portugais firept ÔQPQ * la fQM preuve d'iflstructiop , et preuve (}§ d^f^rspce pQur Vbrf)itu4e fRûçai^q.

315. Mieux que cela. En adoptant la forme Yapoc, les négociateurs portugais firent preuve f}§ clairvoyance. Daps la discussion préliminPiir^ du traité de i7D0, T^m^ ))|issadeur RpuiUé, se basant sur la lettre du m^rquii de y pH'pltes datée d§ l'année i69A, avait soutenu qu© }§8 Portugais ne plaçaient la frontière du Brésil ft l|i rivière dn Capd'Qrwge, que p^rcp qu ils confondaient pette rivière ^vqc wne île de Teniboucbure de l'Aipa-r zone portant le même noui d' Qxapoc^ J^es plénipoten-r tiaires portugais écartaient cette prétendue équivoque, en réservant i^our la rivière limite le pom de Vapoç. — Ce nom avait bien été appliqpé également par le msé fnarquis h THe de T Amazone, dans le docppient envoyé

1^ Versailles en 1Q98 f mm le gouvemement français n'avait p^ jugé cnnven^le de produire cette pièce,

8iQ, Et epepre longtBujps après le traité d'Utrecht,

en ewploya souvent en France, çppime pom de la ri^

yière âw Q*P d'Orange, la fpnne paétaplastique préférée par les râdapteuFs de ce traité ; tantôt seule > tantôt eenr jpintement a^vep la forme opuiplëte. C'est ce qpe firent ;

en 4746. Delisle i en 474P, ï)e Fer : en 4738, wne ser

eende 6>i§ Peli^li? : en 1728 • Je père Lonabard : en 4726,

une seconde fois ce aôpie mîssipnnaire i en 47?p, le

en 1739, iine seconde fois La Martinière : en 17A5, le fameux La Gondamine : en 17i8, une seconde fois T illustre D'An ville : en 1750, Vaugondy : en 1757, une seconde fois La Gondamine : en 1768, une troisième fois La Martinière : en 1782, Robert : dans la même année 1782, deux fois Dezauche.

317. Voilà de nombreux exemples, et bien vala- ' bles, de la forme Yrtpoc appliquée par des cartes et par

des textes, avant et après le traité d'Utrecht, au fleuve du Gap d'Orange. — Ëh bien. Messieurs, ni avant le traité d'Utrecht ni après ce traité, aucune carte ni aucun texte n'ont jamais donné pour nom, à aucune autre rivière ni à aucune autre chose quelconque, soit Oyapoc

ou Ojapoc^ soit Yapoc ou Japoc\

318. Pour que notre examen soit complet, il ne reste à éclaircir qu'un seul point.

319. En 1700, le cabinet de Versailles avait eu le soin de substituer à la forme portugaise OjapoclB, forme française Oxapoc; pourquoi négligea-t-il en 1713 de remplacer Japoc par Yapoc?

320. La raison en est simple. En 1700, la négociation avec le Portugal était tout pour le cabinet de Versailles et pour l'ambassadeur de France à Lisbonne. N'ayant pas à se préoccuper d'un objet plus important, ils purent examiner à leur aise la minute rédigée par les Portugais, et y faire les modifications convenables. En 1713 au contraire, tant pour les ministres de Louis XIV que pour ses plénipotentiaires, la négociation avec le Portugal n'était plus qu'un objet secon-

SS S21-S22 4* LBCT0EB ( 77 )

daire au milieu de la foule des grands intérêts qui se débattaient à Utrecht. Le même courrier qui apporta à Yersûlles la minute du traité à conclure avec le Portugal, y apporta aussi les minutes des traités à conclure avec la Hollande, avec la Prusse, avec la Savoie ; sans compter le traité avec TAngleterre, qui était la préoccupation dominante.

321. Et d'ailleurs, FAmazone étant fermée à la France pour toujours, qu'importait au cabinet de Versailles la véritable orthographe d'un nom se rapportant à des parages dont il ne s'était soucié qu'en vue de l'Amazone?

322. Ce n'est donc plus. Messieurs, une probabilité frisant la certitude : c'est la vérité elle-même. La vérité se dévoile à nos yeux ; et elle nous dit que la rivière stipulée à Utrecht pour la délimitation définitive de la Guyane Française £t du Brésil, c'est la grande rivière du Cap d'Orange, c'est XOy-apoc

CINQUIÈME LECTUftE,

u 4 rom 1858.

823. Cdtnmè 11 demfetlt^fe établi dans la précédente leetUi^, le tl^alté d'Utrecht aVàlt fei pbSitivétiiétit fixé pouf limite etitfe là Guyane Fiâtiçâisê et le Brésil Ife fleuVè d\i Câp d'Ofahgé, qii'oti a de la peine à conee- Voii* qti'tilie pareille btlpuktlbn ait été tnésehtetidtife» Et en effet, pendant les quatorEé pt^ewièi-eê aniiéès (Jlil suivirent le traité dTtrecht, Français et Portugais, Brésiliens et Cayennais, tous reconnurent unanimement que la limite se trouvait définitivement à TOyapoc, de fait et de droit.

32A. Mais, après tant d'années de Taccord le plus parfait, il se fit à Cayenne un soudain revirement. Les défuntes aspirations du marquis de FerroUes ressuscitèrent avec vivacité, et la petite colonie dont il avait été Tâme ne résonna plus que d'un cri, — l'Amazone.

326. On ne pouvait nier le fait de la limite posée à l'Oyapoc en vertu du traité d'Utrecht ; mais on appela du fait au droit.

526. GbinHié le traité â.âjilgëdit trbp êlftirémëtit ' au Bré^l le§ deUi bbrds du gràhd détiVe^ })éUâàt)t lètig^ tëiUps tm se cotitêâtâ de ^tlètendrë tpië la Vi'àiè liitiltë d'tJtrècht tféVatt étfë tdlit au tiol*d de rAlliaÉollè, =^ attendu, disait-on, que c'est là que setroilvè i^llemènt la irivièi'é de Vincent Pbçon ; et à folfee d*insistahce, bette ipt*étëntioll cayëtuiaise k Obtenii TàTàntagê de dètetiir ropinioti frâtltaise;

&27. Ensuite^ le succès attiëtiàtit là tétuérité^ bH s'est hàsài^dé à prëteUdrè qu'il â'ëtàit fait à Utreeht iiâ scaildàleuit qUipi^oqUô^ et qUe là vraie limite aûtnit tlâ être à rAinâiKone même, ^^ attendu, disâit-ôn maltîtëf tiant, que là rivière de Vltieeiit PitiÇôh est féëllëmetit l'un dés bras de l*Altiazoilè. C'est le thème aténturètii dé quelques ëspi-itâ Ultrâë.

328. Nous allbtis assister à tbUtèS lëd sCëâés dé ce long drame à double intrigué, qui se continue toiljotirs, fr^ppailt de plus ëti plUs riîhàgiilàtibii pàf là

supériorité des acteurs.

32&. L'article 10 du tfàité d*tJti^cht ititëtlilààit àUx habitants de CàyétiUe, de là mâtiièi^ là plliâ ëx^ plicitë, la ilàvigâtioti et TUsâgë de rAmaioftè, et Tàfticlé 42 leur intët-dlsàk àVëC là inèirië fofcë le commerce du même fleuve. Cependant, en dépit de Cette double prbhibitîônrbiëil formellëmeiitpi-ônôncéë, quelquès habltatits de Cayëtifle S'inttiDduisirëht Alttiveûiëiil daiià l'Afnazqtië au "mois de Juin 47S2 : ilë Cbtiimëf^ cèrënt avec les natui^ch du paya : et, pbUt* gë procUi*!^ des esclàvèfei ilë flt-Cbt sUl-preUdre pâi» le^ Indiëttfe de là grande Uë de MaVajé, le village de Mbrtbifà, Stfr là

( 80 ) 6* IBGTYTRE S S SSO-SSS

petite Ile des Guaribas, dans le voisinage de la ville du Para. Et un an après, au mois d'août 1723, un Navire

de Gayenne, feignant une relâche, mais n'ayant réellement d'autre but que la contrebande, alla mouiller dans le port même du Para.

SSO. Or, le gouverneur du Para à ces deux époques, — Joâo da Maia da Gama, — n'était pas plus endurant qu'Albuquerque. Lorsque ses voisins avaient pénétré clandestinement dans l'Amazone, il s'était borné à faire donner la chasse à la bande de Marajô embauchée par ces maraudeurs. Mais qua,pd il vit les contrebandiers de Gayenne, narguant le traité d'Utrecht, venir s'étaler devant ses fenêtres, il n'y tint plus. Les Gayennais avaient foulé la rive orientale de l'Amazone, Gama voulut que les Brésiliens allassent à leur tour mettre le pied sur la rive occidentale de l'Oyapoc; et il confia le soin de cette revanche au capitaine d'infanterie Jeâo Paes do Amaral, qui avait déjà été l'année précédente le vengeur de Moribira.

331. Il fallait cependant un bon prétexte ; et Gama allégua pour motif la curiosité de savoir s'il existait réellement à l'embouchure de la rivière de Vincent Pinçon un pilier délimitateur qui, d'après quelques historiens, y aurait été planté par ordre de Gharles- Quint.

332. Parti du Para en octobre 1723, de retour au mois de décembre, Amaral publia partout qu'il avait trouvé sur la pointe occidentale de la baie d'Oyapoc la borne historique ; et il assura avoir reconnu distinctement sur cette borne, beaucoup mieux que les armes de Gharles-Quint, — les armes du roi de Portugal.

Sg 333-336 5- iECTtRE ( 81 )

333. Cette nouvelle mit en émoi tout Cayenne , en lui faisant craindre la perte de la rive gauche de VOyapoc par quelque modification au traité d'Utrecht. Le gouverneur représenta à la cour la nécessité de couvrir la frontière orientale de la colonie par un poste militaire : le ministre approuva ce projet le 6 mars 1725 : et au mois de juillet 1726, un détachement de la garnison de Cayenne inaugura sur la rive française de rOyapoc, c'est-à-dire sur la rive gauche, le fort Saint-Louis. \

33A. Ayant atteint son but, qui était tout simplement de montrer aux contrebandiers de Cayenne qu'on ne se jouait pas des traités impunément, le gouverneur du Para se prêta de bonne grâce à rassurer les honnêtes habitants de la colonie française ; etle 1 3 mai 1727 , le major Francisco de Mello Palheta, en présence d'un sous-lieutenaht et deux soldats de la garnison du foit français de VOyapoc, fit prendre sur la Montagned'Argent, le dessin exact des prétendues aimes royales, et il fut officiellement constaté que ce n'était que des traits informes sur une pierre brute.

335. ' Ce loyal procédé dé Gama fut tellement agréable à la colonie française, qu'il procura au Brésil, de la main de madame la gouvernante de Cayenne, — madame Claude d'Orvilliers, — la précieuse introduction du café.

336. Mais, depuis le 31 janvier 1725, par suite d'un refroidissement survenu entre Louis XV et Jean V à l'occasion du congrès de Cambrai, pour des causes tout à fait étrangères à la question de l'Oyapoc, les

( M ) 5* lEGTURB g S 887^342

^rfiaes de Franee a.vaient été b^saées de rhôtel de r^mbassu^le française à Lisbonne, et les relations di-? plem^tique» entre les deux cours devaient rester inter? r^nipues pendant quatorze ans.

BI7. Ce fut sous Timpresaion de ees eirconstanoea qu'un grave personnage de Cayenne révoqua le premier en doute la validité de la frontière au fleuve du Cap d'Orwge,

338. C'était M. le chevalier de Milhau, juge de Famirauté de l'Qe et gouvernement de Cayenne depuis le 18 août 179ik.

880, Indigpié du coup de main que les Portugais venaient de faire sur le territoire français, et ignorant probablement que ee n'avait été qu'un prété-rendu sans eonaéquenee, M. de Ifilhau ne voulut pas tenir compte de l'aete répari^teur du 18 mai 1727; et son dépit Favengla,

8iO. M. de Ifilhau n'était pas un homme qui pût méconnais que la vérité est l'intérêt immuable des peuples comme des individus; c'était un magistrat in^ tègre et éclairé, ^, à son retour en France, ftit honoré de la cbargei de epnseiller du roi à la sénéchaussée et aiége présidial de Montpellier. Comment se fit-il illusion sur le sens universeUement admis d'un traité revêtu de la signature de son roi?

3A1. L'austère magistrat fut induit en erreur par deui cvt^ de ûe/isley qu'il interprétait mal : — la farte de la Terre Ferme publiée en 1708, et la carte de rAxnérique publiée en 1792.

8iS* n voyait sup la earte de 4708, à Tex^^nlté

gS 348-3*7 6* i^çTVRU ( 88 )

méridiopale d^ la côte de 1» Guywe, le mm de £010^0 Fifkeent Pinson^ appliqué p|ir DaUsle, sur lin faux déhchiiTreiqent d'une mauvaise leçon de De Bry^ h Tenfooce^ ipe^t où se trouve enclavée TUe de MaFacà, c'estrMîie h. renfoncement compris entre la rivière de M^y^earé et le Cap Nord.

348. £t il voyait sur la earie de 17&S une ligne eolariée, partant du Gap Nord et aboutissant à lasouree de rOyapoc,

844. Combinant ces deux données, M. de Milhau s'imagina que Delisle, par sa ligne voyante de 1729» avait eu l'intention de marquer la véritable limite pa* litique de la Guyane Française et du Brésil, St e^aame Delisle était une autorité imposante, car, premier géographe du roi, il était réell^^nent le premier géo-igraphe de l'époque, M. de Milhau n'hésita pas 4 P^é» férer à l'opinion des gouverneurs de Cayenne ee qu'il prenait pour le témoignage de l'illustre savant, -^ d'autant que la carte de 1722 avait été dressée tout expr^ pour l'usage du jeune roi.

945, Mais , si M. de Milhau avait pu garder le calme de sa raison , ses yeux se seraient bientôt dessillés.

346. Il aurait vu que la earte de 1708 ne prouvait rien, puisque le nom de Vincent Pinçon n'y était ap« pliqué qu'à une haie^ tandis que le traité d'Utrecht établissait peuf limite une rmèrs.

, 847, Pour la carte de 17SS, qui au premier eeup d'mil pavais^it importante, — si M. de Milhau l'avait étudiée dans son ensemble, il se serait aperçu que lee lignes coloriées sillonnant l'Amlrique de Oelisle, ne

( $A ) 5« lEGTURE g g US-UQ

marquaient pas des limites poUtiques^ mais bien des limites naturelles y d'après le système de bassins hydrographiques auquel TiUustre géographe s'essayait depuis Tannée 1700; et que la ligne du Cap Nord à la source de rOyapoc, n'indiquait que le partage des eaux de l'Amazone et des eaux du littoral de la Guyane. Et s'il avait comparé cette carte de 1722 avec celle de 1703 et avec la carte primitive de 1700, il aurait suivi avec intérêt les tâtonnements de Delisle dans le perfectionnement de son système naturel. Il aurait reconnu que, en 1700, Delisle avait placé le partage des eaux amazoniennes et des eaux guyanaises, à la pointe septentrionale de la bifurcation de l'Amazone : que, en 1703, il avait reporté ce partage à la pointe Jupati : et que, en 1722 enfin, améliorant de beaucoup sonsystènie, sans faire pourtant aussi bien que De Laet, il avait fixé au Cap Nord le partage des eaux amazoniennes et des eaux océaniques de la Guyane.

3A8. Mais, troublé par son ressentiment, M. de Milhau ne vit rien de cela. Il crut faussement que la limite du traité âiMiveç^Yïi devait être à l'extrémité méridionale de la baie de Vincent Pinçon, c'est-à-dire au Cap Nord ; et il consigna sa prétendue découverte dans un manuscrit qu'il venait de terminer au moment de son départ pour la France, le 25 juin 1727.

3A9. Dans les termes où il l'avait posée, la thèse de M. de Milhau était évidemment insoutenable, puisque le traité d'Utrecht déclarait à plusieurs reprises que la limite se trouvait à une rivière, et non à une baie, et moins encore à un cap.

s g 350-35A 5* LECTURE ( 85 )

350. Mais la nouvelle doctrine ne tarda pas à être remaniée avec beaucoup d'art par un gouverneur inté-» rimaire de Cayenne, — M. de Gharanville, « homme de condition et de belles-lettres, > d'après le témoignage de M. de Milhau.

351. Tout en se tenant dans le voisinage du Gap Nord, M. de Gharanville eut le bon esprit de préférer pour limite l'extrémité septentrionale de la baie de Vincent Pinçon, c'est-à-dire, le Mayacaré. D'abord, c'était une rivière, comme l'exigeait le traité d'Utrecht. Puis, cette rivière était regardée à Gayenne comme le premier cours d'eau en dehors du Gap Nord. Puis enfin, elle offrait l'avantage d'une communication avec l'Amazone, — si bien que c'était parla que Ferrolles avait pénétré dans l'Amazone en 1688.

352. Sentant le besoin de remplir une grande lacune laissée par son maître , M. de Gharanville essaya d'appliquer au Mayacaré, non-3eulement le nom de rivière de Vincent Pinçon, mais encore celui de Japoc.

353. Il justifiait tant bien que mal l'application qu'il hasardait du nom européen de la rivière limite, en disant que, puisque le Mayacaré débouchait dans la baie de Vincent Pinçon, il était tout naturel qu'il eût pris le nom de cette baie. Mais quand il s'efforça d'ajuster au Mayacaré le nom indigène de la rivière limite, M. de GharanviUe se montra d'une faiblesse compromettante.

3 5 A. Il assura que le nom de Japoc consigné dans le traité d'Utrecht, était, avec une toute petite modification, le nom qui avait été donné au Mayacaré

( 86 ) 5« tBGTUAB S g 855-360

datiB le Flamhenti de ta tfiêr^ atlas maritime alors fameux, publié par f^an Keulen en hollandais et traduit dans toutes les langues.

8654 Or, dans l'atlas de Van Reulen, le nom que le commandant de Gayenne proclamait eoinme la véritable expression de Japoe ou Yapoc du traité d*Utrecht, c'était, Messieurs, celui de JVarypoco.

8564 Mi de Gharanville^ prononçant avec rsdson (9iia/777t>co4rouyait que c'était là évidemmept Onyapoco, utie des formes du nom indigène du fleure du Gap d'Orange. Le premier élément était le même, — ou i le dernier élément était le même, ^ — poco : il ne restait que ntj à réduire à ya. Or, Y y et Trt y étaient bien, — seulement au rebours ^ et séparés par un r.

357. II faut pourtant reconnaître, à la décharge de M. de Gharanville, que, dans la position fâcheuse où il s'était jelé, personne n'aurait pu mieux trouver que lui) car dans foute la Guyane^ ce nom d'Ouarypooo était bien le seul qui offrit quelque ombre de ressemblance avec celui d'Oyapoc. Hors du Gap d'Orange, il n'existait nulle part ni Oyapoc ou Ojapoo, ni Yapoc ou Japoo, ni Hen que l'on pût y substituer avec bienséance. Il ne restait vrainient pour toute ressource que ce pauvre OUarypoco^ quelque insuffisant qu'il fût.

858< Au reste, remarquons bien que cette prétention de M. de GharanvillO) de vouloir réduire War'ypoco à Otiyapoc, et partant à Japoc, impliquait l'aveu qu'il tenait la forme d'Utrecht pour une variante du nom Indigène du fleuve du Gap d'Orangei

860t Jttsque4à, M. de Gharanville n'avait guère

Sg 360-368 5* tEGtIîRfi ( 91 )

I avahcé lés intérêts de sa cause \ mais il etit te bonbelil^

d'invoquet à son aidé un sophisme àdmit*ablei

360. Le Sens étendil du mot Cap du A^brd^ comme synonyme dé Guyàiie, se trouvait cOdsigUe daiiS plu» sieUl'â |HlblieàtidH§ H-ançâises, et UotAmnâënt dë»s là Hëtatfbfi de ta (iHttine impHmée à Parla ëfi Id^A et etl less, et tbtlt frâicbemétlt réimprimée ft Ainslerdàtià en l^rie, ëti 1717, et ëH 1726.

361. Vmis sàVéz, MéssietirSi qti'On liséit dans cette relation ces mots décisifs : Nos navigateurs Fhxn^ àôiÉ ont accoustumé ftfe donhëh n là tSéfàflts le HbtH de

Cnp de Nort.

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