La relation de La Condamine, avec sa carte
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et sa légende trompeuse, figura en 1749 paimi les mémoires de r Académie royale des sciences, et F auteur eut le soin de faire faire un tirage à part de cette belle édition.
429. En 1750, dans sa carte de l'Amérique méridionale, Robert de Vaugondy, géographe ordinaire du roi, étendit la Guyane Française jusqu*au tronc de r Araguari et à sa prétendue branche nord.
430. - En 1757, Tabbé Prévost reproduisit dans son Histoii'e générale des uoy âges ^ le texte de La Gondamine sur la prétendue injustice de la frontière à FOyapoc, et il donna ainsi à Terreur un grand retentissement.
431. Mais la cause cayennaise reçut bientôt, de la manière la plus éclatante, un renfort inattendu. Il lui fut apporté par Bellin^ ingénieur de la maiîne et
du dépôt des plans, — dans sa Description géographique de la Guyatte publiée à Paris en 1763, en un beau volume m-cpXdLrtO, par ordre du duc de Choiseul^ ministre de la guerre et de la marine,
432. G'est un livre incroyable que celui de Bellin. Il y règne, entre les cartes et le texte, un désaccord étrange.
433. Bellin travaillait tranquillement en 1762, par ordre ministériel, à son atlas maritime des quatre parties du monde. Tout à coup, par suite d'une guerre désastreuse, les préliminaires du 3 novembre de cette même année enlevaient à la France le Canada et la Louisiane, et ne lui laissaient sur toute l'étendue du continent américain que la petite colonie de Gayenne.