Ce n'était nullement une branche de TAraguari
672. C'était une rivière bien distincte, coulant du sud-ouest au nord-est, immédiatement au nord de TAraguari', et connue des Indiens sous le double nom de ChrapapoH ou Mnnaye,
573. Elle offrait bien avec TAraguari deux communications remarquables; mais ce n'était point par le déversement des eaux de l'Araguarî dans le lit du Carapapori. Chacune de ces communications avait un point de partage, qui était un lac ; et chacun de ces lacs se déchargeait dans ces deux rivières par deux dégorgeoirs opposés, l'un remontant vers le nord, l'autre descendant vers le sud. Le lac 0/ic«/?{y^/«wc envoyait au Carapapori la crique Ara guari y et à l'Araguari la crique Mayacaré : le lac Maproennc départait au Carapapori la criqne Carapaport\ et à l'Araguarî la crique Li rubû,
57A. Malgré leur double communication , l'Araguarî et le Vincent Pinçon de La Condamine étaient donc beaucoup plus indépendants entre eux que la rivière d'Oyac et la rivière de Cayenne, que l'Orénoque et le Rio Negro ; car TOyac est tributaire de la rivière de Cayenne par la rivière du Tour de l'Ile , et l'Orénoque est tributiiire du Rio N^gro par le Cassiquiarc*
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575. Contrarié par ce mécompte, M. de Bessner prit deux mesures.
576. Le Carapapori n'étant pas une branche de l'Amazone, il devenait inutile de faire occuper ses bords dépourvus d'eau à boire. Le baron de Bessner fit donc abandonner la consti'uction du fort de Vincent Pinçon : il établit plus au nord, sur le lac Macari, qui se déchargeait dans le Carapapori, et où il y avait de Teau douce en abondance, le détachement qui avait été destiné à garnir le foil : et il fonda au même endroit de iMacari une nouvelle mission indienne, qui eut le nom de Saint- François-Xavier, et à laquelle les Français parvenaient en suivant le canal occidental de Maracà, la rivière de Carapapori, et la crique Macari.