Mais le Gouvernement Français , qui avait
S§ 652-659 7- lecture ( 145 )
donné le plus grand éclat au traité du 10 août, se tint pour ontragé du retard du gouvernement portugais.
652. Après avoir attendu vainement pendant quinze jours au delà du délai de deux mois fixé pour réchange des ratifications, le Directoire fit paraître dans le Moniteur du 28 octobre 1797 un arrêté du 26, décidant que le traité du 10 août était censé non avenu ^ et que le plénipotentiaire de Portugal aurait à se retirer sans délai du territoire de la République Française.
653. M. d'Araûjo ne se pressant pas de quitter la France, il fut arrêté et traduit au Temple, le 4 janvier
654. Le Directoire résolut même de porter la guerre jusqu'à Lisbonne : il fit assembler à cet effet, dans les PjTénées occidentales, plusieurs corps de troupes, dont le général Augereau devait prendre le commandement,
655. Et cette invasion ne fut suspendue que par les bons oflîces du roi d'Espagne, en faveur de son gendre.
656. Mais la France ouvrit aussitôt contre le Portugal une guerre d'un autre genre.
657. Ses écrivains réclamèrent, comme la véritable limite de la Guyane Française et du Brésil, Y Amazone,