‹ L'Oyapoc et l'AmazoneChapitre 50 sur 81 · Il affirma · texte numérisé non relu

Il affirma

Que les Terres du C<^p Nord signalées dans le traité d'Utrecht, n'étaient que les terres immédiatement adjacentes à ce cap, et embrassées par le prétendu delta

de r Araguari, entre le tronc de cette rivière et sa prétendue branche nord, appelée par les Indiens Campaponri :

Qu avant le traité d'Utrecht, la France possédait positivement tout le territoire environné parleMaroni, rOcéan, TAmazone, le Rio Negro et le Rio Branco ;

Que de cette immense étendue, le traité d'Utrecht, — ayant pour but unique (d'après lui) d* assurer au Portugal le fleuve des Amazones, — lequel (d'après lui) se tern)inait à Ponta-Grossa de TAraguari, — n'avait, positivement accordé au Brésil que le bord de l'Amazone, et, pour sauvegarde, le susdit recoin du Cap Nord :

Que les bornes fixées au Brésil par le traité d' Utrepht étaient donc, positivement, le canal méridional de Maracâ , le Carapapori, l' Araguari depuis sa bifurcation jusquà son embouchure^ et ensuite /eZ/o/vi de l'Amazone, mais le bord linéaire tout juste, sans un seul pouce de terre.

683. Il qualifia de a condescendance au delà du » but contenu dans le traité d'Utrecht, » l'ordre donné en 1770 par le gouvernement français, « de laisser au » Brésil une lisière de 15 lieues de largeur sur 250 lieues » de développement. »

68i. Il se récria contre la singulière astuce avec laquelle le négociateur portugais du traité du 10 août

avoit surpris la bonne foi du négociateur français ^ escamotant à la Guyane Française an moins les (mis quarts de son légitime territoire,

685. Il ajouta tout de suite : « Espérons que le » gouvernement français, éclairé sur cette question, et » sur l'importance de cette contrée, reprendra pour

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» bornes celles naturelles du cours du fleuve (des Ama- » zones) et sa navigation , qui n*auroient jamais dû )i nous être enlevées. »

686. Et à la fin du volume, M. Lescallier paracheva son œuvre par ce couronnement :

« Le Directoire exécutif, qui a porté ses Mies sur » toutes les parties de la République avec le plus bril- » lant succès, ne laissera pas longtemps celle-ci dans » sa nullité.

(( Que sera-ce si, en faisant déposer les armes aux » tristes restes de la coalition, la République française » reprend ses anciens droits sur ce continent, et fixe au » Portugal pour bornes dans ces contrées, le cours du » fleuve des Amazones, limites naturelles, et justes, » au lieu de celles vagues, incertaines et trompeuses » du traité d'Utrecht?

» La navigation de ce fleuve et la possession de son )i bord septentrional, nous donneront l'entrée dans tout n Tintérieur de ce vaste continent, et la communication n avec les nombreuses nations de Tintérieur. Une por- » tion immense du continent de T Amérique méridionale » si riche en productions les plus précieuses, sur la- » quelle nous avons eu jusqu'à présent une possession » illusoire de plus de deux cent cinquante lieues d'é- » tendue, qui n'étoit pour nous qu'un nom sans eflet, » prendra enfin une utile réalité. C'est alors que notre » Guiane pourra reprendre avec honneur le nom de )) Frange équinoxiale. »

687. Aussitôt après cette publication, M. Lescallier fut appelé au ministère de la marine , comme Directeur des Colonies.

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