La fièvre amazonienne redoubla
689. Le 17 décembre 1797, cinquante jours seulement après l'annulation du traité du 10 août, M. Nicolas ££inrA(?, membre distingué de l'Institut National lut dans la classe des sciences morales et politiques un mémoire ayant ce titre : a Considérations géogra^ » phiques sur la Guiane Française, conceiiiant ses li* t> mites méridionales. »
690. Buache était successeur de Bellin, dans la place d'hydrographe delà marine au Dépôt général des cartes et plans de la marine et des colonies.
091. Esprit paradoxal, soutenant qu'une communication entre l'Amazone et l'Orénoque était une monstniosUé en géographie^ il avança que, malgré le traité
ttUtrecht^ la possession portugaise de la partie nord du bassin de l'Amazone était « une usurpation capitale » dont la France avait à se plaindre » ; et il entreprit de démontrer en forme :
Que l'article VIII du traité d'Utrecht avait confotidu rOyapoc du Cap d'Orange avec la rivière de Vincent Pinçon, d'une manière beaucoup plus préjudiciable à la France que La Condamine ne l'avait supposé :
Que la rivière portant légitimement le double nom 'de Vincent Pinçon et Oyapoc, n'était pas celle du savant académicien, tout à l'ouest du Cap Nord, à Cinquante lieues du Cap d'Orange, — mais bien celle du chevalier d'Audiffrédy, dans l'île de Marajô, à cent lieues du grand Oyapoc, hors de la Guyane :
Que la véritable limite de la Guyane Française et du Brésil n'était donc pas le Carapapori, comme La
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Condamine l'avait cru, ni même le bord linéaire de* la rive guyanaise de 1* Amazone, comme M. Lescallier le pensait, — mais bien, le milieu de l'Ile Marajè, et le com*s de l'Amazone.