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On s'imaginerait que, pour réduire à la Ion

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gitude de Paris une longitude occidentale de Tfle de Fer, il faille ajouter à celle -ci 20 degrés 30 minutes, de sorte que A2 degrés à Fouest de l'tle de Fer équivalent à 62 degrés 80 minutes ouest de Paris, à 60 degrés 9 minutes 45 secondes ouest de Greenwich. Mais il n'en est rien.

902. Louis XIII, par déclaration du 1'' juillet 163 A, ordonna que le premier méridien passerait par le point le plus occidental de Ttle de Fer, qui était le terme des connaissances géographiques des anciens.

908. La position de ce pr^oaier méridien ne fut pourtant déterminée avec quelque précision que par Delisle, en 1700.

Delisle cacula que le point le plus occidental de l'Ile de Fer se trouvait exactement 20 degrés à l'ouest du méridien de l'Observatoire de Paris.

Et ce calcul fut admis universellement, sur V autorité de Delisle.

90i. En 172A, cependant, le père Fouillée, envoyé exprès aux Canaries pour vérifier la longitude du point le plus occidental de Tlle de Fer et celle du pic de Ténériffe, trouva que Delisle s'était trompé, et que le point le plus occidental de l'île de Fer était à 20' 13' 63" de Paris.

905. La conséquence logique de cette rectification aurait dû être de reculer le méridien de Paris à 20» 13' 63" est du méridien de l'île de Fer.

Mais on aima mieux ne pas déplacer l'Observoire de Paris ; et pour continuer de le maintenir à 20 degrés du premier méridien, ce fut celui-ci qui changea de place.

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Le premier méiidien ne passa plus par rextrémité occidentale de l'île de Fer, mais bien 13 minutes 53 se* condes à l'est de cette extrémité.

Gela se voit sur les cartes de D'Anville, et sur celles de Bellin.

906. Puis, en 1778, la publication du voyage de la frégate la Flore apprit que Borda et Pingre avaient reconnu que la vraie longitude de l'extrémité occidentale de rtle de Fer était de 20 degrés 30 minutes à l'ouest de rObsei-vatoire de Paris, et que l'extrémité orientale de la même tle se trouvait 20 degrés 17 minutes à l'ouest du même Observatoire.

Il semblait de toute impossibilité de continuer à situer Paris à 20 degrés du méridien de l'Ile de Fer, puisque le point de cette île le plus rapproché de Paris dépassait toujours de 17 minutes cette prétendue distance de ?0 degrés.

Mais les égards pour l'Observatoire de Paris triomphent de tout.

On continua d'appeler méridien de Pile de Fer celui qui passe 20 degrés tout juste à l'ouest de Paris.

907. 11 en était ainsi en 1817. Et cela dure encore aujourd'hui.

On le voit dans les cartes de Bonne, dans bien des calculs de M. Alexandre de Humboldt, et dans l'excellent atlas allemand de Stieler.

908. Donc, le méridien de &2 degi'és à l'ouest de rUe de Fer, proposé par M. de Brito au duc de Richelieu, revenait à 62 degrés ouest de Paris, 59< 39' 15'' ouest de Greenwich.

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009. Si Ton se règle par la carte de Schomburgk, qui est la meilleure de toutes pour cette portion de la Guyane, on est surpris de voir que ce méridien, combiné avec le parallèle de 3 degrés nord, laissersdt à la France une portion considérable du bassin du Rio Branco : le lac Amacu, la rivière de Pirara, celle de Mahu, la presque totalité de celle de Tacutu.

910. Telle ne pouvait certainement pas être l'intention du diplomate portugûs.

Mais comment expliquer alors le méridien de M. de Brito?

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