Ce méridien couvrait parfaitement le Brésil
922. Mais il sanctionnait une grande pixitention de la France, — celle de s'attribuer la partie méridionale de l'ancienne Guyane hollandaise, devenue anglaise.
C'jla ne pouvait point convenir à l'Angleterre»
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Aussi lord Wellington s'empressa-t-il de proposer que ce méridien fût remplacé par celui de 322 degrés à Touest de Tîle de Fer, c'est-à-dire 58» ouest de Paris ♦ ôô*» 39' 45" ouest de Greenwich.
Il rédigea lui-même chez le duc de Richelieu, et en présence de M. de Brito, un projet de premier article en ces termes : a Sa Majesté Très-Fidèle, étant animée du )) désir de mettre à exécution l'article cm de l'Acte du » Congrès de Vienne, S'engage à remettre à Sa Majesté » Très-Chrétienne dans le. délai de trois mois , ou plus » tôt si faire se peut, la Guyane Française jusqu'à la » Rivière d'Oyapock, dont l'embouchure est située entre » le 4* et le. 5' degré de latitude septentrionale, et jus- » qu'au 322» degré de longitude à l'Est de l'Ile n de Fer. »
923. Ce nouveau méridien sauvegardait amplement la Guyane anglaise.
Il fut approuvé par le gouvernement britannique.
Le gouvernement français l'accepta volontiers, car il laissait encore à la France une importante portion de la Guyane hollandaise.
Et le plénipotentiaire portugais n'avait aucun motif pour le repousser, puisqu'il était éloigné de 3 degrés 20 minutes du Rupunuwini, c'est-à-dire de la frontière brésiliennci
924. Lord Wellington s'était borné à la fixation du méridien*
Quant au parallèle , dont la fixation n'intéressait que le Portugal, le noble lord ne s'en était pas soucié i
et, qui plus est, il s'était joint au duc de Richelieu pour en combattre la nécessité.
925. Mais le plénipotentiaire portugais représenta vivement qu'il était indispensable de fixer un parallèle qui réunît les sources de l'Oyapoc au méridien convenu.
Et, se reconnaissant trop faible contre la ligue des deux ducs, il eut recours à M. Alexandre de Humboldt, que Paris avait alors le bonheur de posséder.
926. Ce grand nom se trouva ainsi associé, avec celui de Wellington, à la question de l'Oyapoc,
927. M. de Humboldt répondit à M. de Brito par un mémoire daté du 6 août 1817.
Il déclara que le diplomate portugais avait toute raison de réclamer la fixation d'un parallèle.
Mais il s'attacha à démontrer qu'il n'existait point de fondement pour que ce parallèle fût aussi septentnonal que M. de Brito le proposait.
Il fit sentir d'abord à M. de Brito que le traité d'Utrecht et l'acte de Vienne ne fixaient pas pour limite l'embouchure seulement de l'Oyapoc, mais le cours entier de cette rivière.
Il le rassura ensuite sur sa crainte d'un voisinage trop prochain des sources de l'Oyapoc et des bords de l'Amazone, en lui faisant connaître la carte dressée par Poirson , en 181â , sur les relevés de Leblond, sur laquelle on voyait que les sources de TOyapoc , où Leblond s'était trouvé lui-même au mois de septembre
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1789, ne dépassaient pas la latitude de 2 degrés 2i minutes nord.
Et il lui insinua que le sacrifice des quelques lieues de distancé qu'il y avait sur les bords de FOyapoc, depuis 3 degrés nord jusqu'à 2° 2i', ne lésait nullement les droits du Portugal.
928. Heureux de l'appui de M. de Humboldt, quant à la nécessité d'un parallèle, H. de Brito se rendit sans peine aux observations de l'illustre savant sur la modification à faire dans la latitude.
Il proposa au duc de Richelieu le parallèle de deux degrés virtgUquatre minutes de latitude septentrionale,
929. Sur l'autorité de M. de Humboldt, ce parallèle fut accepté par les gouvernements français et anglais.
Et le 28 août 1817, le duc de Richelieu et le chevalier de Brito , accrédité depuis le 22 juillet comme envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, signèrent, enfin une convention qui fut ratifiée par Jean VI le 21 janvier, et par Louis XVIII le 10 février 1818.