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CORRALE, qui a employé cette technique pendant plus de 20 ans, et sur plusieurs milliers de malades, n’a jamais relevé un incident ou une intoxication quelconque; et pourtant il a utilisé l’ozonothérapie aussi bien chez des nourrissons de quelques mois que chez des vieillards ou chez des adultes cachectiques.
En dehors de son application en inhalations, l'ozone a été utilisé en douches superficielles et en cavités, en injections sous-cutanées, en lavements, en bains locaux et généraux. SOURDEAU qui l’a utilisé, suivant des techniques diverses, écrit :
Les douches en surface se pratiquent en énvovant de très près (1 à 2 cm.) et avec une pression de 100 à 150 grammes de l’oxygène-ozone concentré sur la région à traiter.
Pour les douches utérines, vaginales et urétérales, il faut agir sous une faible pression : 50 à 80 grammes.
Les injections hyvpodermiques sont indolores, sans réaction et de résorption rapide. En général 50 cmc. tous les jonrs, la durée de l'injection étant de 5 minutes.
En lavements, l’oxygène-ozone est bien toléré, s'éliminant à travers la paroi intestinale. Pression de 50 grammes, doses de 300 à 500 cc. Durée: 20 minutes.
Les bains locaux sont utiles pour le traitement des plaies de grande surface.
Les bains généraux se pratiquent dans les maladies de la nutrition et dans les cas d’affections cutanées généralisées. La durée des bains est de 15 à 60 minutes.
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L'OZONOTHERAPIE EN MEDECINE
L’ozonothérapie a été appliquée à peu près dans tous les domaines de la médecine, trop souvent comme une panacée, d’où la méfiance en une méthode qui peut donner d'incontestables résultats.
Dans l’anémie et la chloro-anémie, l’action de l'ozone est des plus nettes. La peau et les muqueuses deviennent colorées, l’asthénie musculaire disparaît, l'appétit reprend, le malade devient euphorique et tend à récupérer la santé. Cette action est en particulier manifeste en cas de chloroanémies post-infectieuses. ..
L'examen du sang montre une augmentation de la quantité d’oxvhémoglobine et du nombre d’hématies, jusqu'à cinq millions et au delà. Cette amélioration a pu être constatée par LABBÉ au moyen de l’hématospectroscope de HÉNOCQUE.
Dans la coqueluche, en 1891 déià, HELLET emploie l'ozone avec succès. LABBÉ, OUDIN notent une amélioration des qyintes de toux, en général immédiate. Celles-ci diminuent de quantité, d'intensité, avec disparition des vomissements et récupération de l’apnétit.
CORRALE propose trois inhalations d'ozone par jour, d'une durée de quinze minutes chacune, pendant : une semaine environ.
Chez certains enfants deux inhalations suffiraient, chez d’autres il serait nécessaire d’en faire jusqu’à huit.
L'âge ni la vigueur de l'enfant ne commandent le nom-
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bre des inhalations. D'une façon générale, plus le traitement est précoce et plus rapide est la guérison.
Depuis huit ans qu’il traite un grand nombre de coquelucheux par l’ozonothérapie, CORRALE n’a jamais observé de complications broncho-pulmonaires.
Et VINCENT DU LAURIER conclut que l'ozone doit être prescrit dans toutes les coqueluches.
L'action stimulante et tonique de l'ozone donne des améliorations chez les déprimés ainsi que dans les différentes manifestations de l'arthritisme et les rhumatismes post-infectieux (scarlatine, grippe, typhoïde et para-typhoiïdes, érysipèle, streptococcies, gonococcies et fièvre de
Malte).
Avec l'amélioration de l’état général, s’établit une atténuation des douleurs, une augmentation de la mobilité des articulations et une diminution de l’état inflammatoire local.
Chez ces malades, l’action stimulante sur le métabolisme s'exprime par une augmentation du poids et de l’appétit.
Dans les maladies de la nutrition, où l'on observe un retard ou une insuffisance des combustions organiques, l'ozone trouve son utilisation. Dans les obésités, tant d'origine exosène qu'endogène ou mixte, il existe un défaut d’oxvdat'on ou de combustion. L’ozone, activant les processus métaboliques, modifie ou comble, en partie du moins, ce ralentissement nutritif. Il constitue là un précieux adjuvant des autres traitements de l'obésité.
La goutte, caractérisée particulièrement par une anomalie du métabolisme des purines, se trouve heureusement influencée par l'oxygène en quantité suffisante pour faciliter les oxydations et les combustions. Les accès, sous son effet, deviennent plus espacés, plus atténués. (CORRALE).
Dans le diabète, LABBÉ et PERROCHON, PERR’ , ont constaté des améliorations consécutives à des in} «iations
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d'ozone. Celles-ci agiraient comme oxydants, reconstituant la faculté d’assimilation des hydrates de carbone. L’ozone réagirait sur le sucre en le décomposant en ÊLE carbonique et en acide formique.
C'est à ce processus chimique que la plupart des auteurs attribuent les améliorations observées. L'ozone apporterait une aide précieuse à l'insuline.
Dans les affections du tube digestif, chez les hvperchlorvdriques, l'ozone agit comme stimulant général en maintenant ces malades dans un état de bien-être relatif au cours de leur régime lacté (CORRALE).
Chez les hvpochlorvdriaues. en particulier chez les cancéreux gastro-intestinaux, l’ozone en activant les combustions organiques, neutralise, dans une certaine mesure, l'état d'intoxication de ces malades. Il détruit leurs produits toxiques et septiques in stfu et dans le sang.
CoRRALE obtient d'excellents résultats dans les cas de gastrite, après des maladies infectieuses. telles aue la rougeole et la scarlatine. VILLOT relève des résultats favorahles obtenus par des lavements d'ozone dans les rectites, les colites et les dusentéries amibiennes. Par le même procédé AUCLAIR obtient des effets heureux dans la colibacillose.
Par des imhalations d'ozone, PINARD, PETER et RENAUT avaient déià observé des résultats très satisfaisants dans Îles vomissements de la grossesse. CORRALE relate, à son tour, les améliorations rapides et marquées des troubles dus à une dénutrition considérable consécutive à ces vomissements gravidiques.
À propos des effets thérapeutiques de l'ozone déjà, nous avons mentionné l'action atiparasitaire de ce gaz. AU- BOURG fut l’un des premiers à l’appliquer, dans de nombreuses affections vermineuses; il obtient de rapides résultats, soit par des injections intraduodénales, soit par des lavements d'ozone.
Pour la destruction des agents infectieux, cause de nom-
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breuses affections des voies respiratoires, CORRALE utilise les inhalations d'ozone. Il obtient ainsi des résultats intéressants de prévention ou guérison, dans les bronchites, les infections broncho-pulmonaires, ces états d’insuf{ sance de moindre résistance respiratoire qu’on englobe sous le terme de prétuberculose, ainsi que dans la tuberculose pu!monaire chronique ou subaiouë.
En dermatologie, les injections d'ozone donnent des résultats positifs dans les cas de puodermites et de furonculose. Leur action anti-prurigineuse est relevée dars divers cas et certains auteurs (BIETTE, PIRODEAU) notent une évolution rapide vers la guérison de gommes tuberculeuses, sporotrichosiques, actinomyvycosiques.
Chez les enfants scrofuleux à manifestations multinles l’azonothéranie en inhalations donnes de brillants résultats. Elle rend ces enfants plus antes À bénéficier de l’air marin qui agit alors d’une manière plus active et plus raride.
Dans le lupus, l’ozone, en imhalations el en applications locales, peut être associé avec avantage aux sutres modes de traitement (CORRALE).
LOISELEUR, en utilisant l’ozone avec des ondes courtes, obtient de beaux résultate eur d-< algies, des névrites même graves et des paralwsies
De ce qui précède, on peut déduire qu’en médecine générale, les applications de l'ozone sont des plus nombreuses et, si elles ne donnent pas toujours de guérisons, du moins ne peut-on leur dénier, dans la plupart des cas, une action bienfaisante, grâce à leur action oxydante et bacté-
ricide.
L'OZONOTHERAPIE EN CHIRURCIE
En chirurgie, comme en médecine, les utilisations de l'ozonothérapie sont nombreuses.
MATHIS, dans sa thèse (1931), fait une étide critique des applications d’ozone en chirurgie générale.
Cet auteur étudie des prélèvement dans des cas d’infections chirurgicales, et de plaies en particulier. Il constate que l'ozone en passant, provoque une lyse microbienne des plus nettes.
SOURDEAU, GRIGORESCO, et beaucoup d'autres auteurs, insistent sur les heureux effets des propriétés bactéricides
et cicatrisantes de l'ozone, en cas de plaies et de suppurations.
Toute plaie atone ou infectée est justiciable du traitement par l'ozone.
On peut citer à titre d'exemple, un beau succès obtenu par SOURDEAU. Il traita un vaste ulcère variqueux chez un diabétique léger, datant de plus de quinze ans. Par la douche filiforme, puis par des effluves d’ozone, après quelques semaines de traitement, la plaie cicatrisa et guérit complètement.
De même on peut citer les heureux effets de l’ozonothérapie dans le traitement des abcès, phelgmons, anthrax. En particulier BIETTE a obtenu une cicatrisation excellente d’un anthrax de la nuque avec un très vaste décollement. Ce même auteur mentionne de nombreux cas de panaris graves ayant bénéficié de ce traitement.
Parmi les autres infections chirurgicales où l’ozone peut
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être employé, citons les maux perforants, les sequelles de phlébite, les suppurations chroniques, les fistules. L'action désodorisante de l’ozone est relevée en particulier dans le traitement des plaies cancéreuses.
En gynécologie, SOURDEAU, sur 16 affections salpingiennes, mentionne 13 guérisons, 2 améliorations et un seul échec.
Dans les métrites du corps non gonococciques, AUCLAIR considère que l’ozonothérapie est supérieure à toute autre méthode thérapeutique.
En chirurgie osseuse, l'ozone, dans le traitement des osléites, provoque une diminution de l'écoulement qui devient aseptique; en même temps l’on observe la disparition des phénomènes inflammatoires et douloureux.
Dans les fuberculoses extra-pulmonaires, externes, chirurgicales, dans les ostéites et dans les arthrites non ouvertes, l'ozone provoque une modification de l’état général et local du malade : reprise de l'appétit et du poids, amélioration des lésions tuberculeuses, disparition de la suppuration.
En traitement général et local l’ozone améliore les résultats éloignés du traitement des adénites tuberculeuses.
Enfin, dans la tuberculose péritonéale, CORRALE observe sous l’action de l’ozone un abaissement de la température. Dans certains cas, à forme ascitique, après une paracenthèse, il injecte par le même trocart de l'air ozonisé, préalablement stérilisé, en quantité égale aux deux tiers du liquide soustrait.
En oto-rhino-larvngologie, BIETTE énumère les résultats des diverses applications de l’ozonothérapie.
Cet auteur observe une sédation des douleurs, une diminution de la suppuration et la désodorisation dans des cas de cancer de la face ou du maxillaire supérieur. Il note également une amélioration rapide des adéno-phlegmons cervicaux, l'arrêt de l’évolution d’une ostéomyélite du maxillaire.
Dans les catarrhes tubaires avec bourdonnements l’ozone, grâce à son action décongestionnante, rend rapidement perméable la trompe d'Eustache; mais reste sans effets sur les bourdonnements.
Dans les sinusites aiguës et chroniques, le lavage suivi d'injection d’ozone dans les cavités sinusales semble amener une guérison plus rapide que par les procédés habituels.
Pour VANDREPOTE l’ozonothérapie est le traitement de choix de certaines affections douloureuses du rhino-pharvnx, en particulier de la pharvngite granuleuse.
Avec l'ozone, dans des cas de corvsa aigu et de catarrhe chronique des fosses nasales, BIETTE obtient d’excellents résultats : suppression plus rapide de la rhinorrhée, décongestion secondaire de la muqueuse, rétablissement rapide de la perméabilité nasale.
Dans les othorrées chroniques, par contre, BIETTE n’a Jamais tari l'écoulement.
Le premier cas de suppuration mastoidienne traitée et guérie a été mentionné par BAYEUX.
BIETTE et GRIKT2ESCO, chacun de leur côté, rapportent huit cas personnels. GRIGORESCO conclut que les résultats immédiats et tardifs du traitement par l'ozone des suppurations mastoïdiennes chroniques après interventions chirurgicales sont très encourageants; la guérison semble accélérée. Dans les plaies de mastoïidectomie et d'évidement pétro-mastoidien, l'ozone en jet dans la cavité opératoire, s’est démontré un utile adjuvant.
Dans un cas de plaie mastoïdienne tuberculeuse, BIETTE obtint la cicatrisation.
On peut conclure, de ce qui précède, que l'ozone per- L 1° £ met d'améliorer certains cas pour lesquels ont échoué les moyens habituels.
L'OZONOTHERAPIE EN STOMATOLOGIE
L'ozonothérapie en stomatologie, et en particulier en thérapeutique dentaire est de date relativement récente, faisant suite aux applications médico - chirurgicales
Dans ce domaine également elle a donné de brillants résultats et ses indications sont nombreuses à l'heure actuelle dans cette spécialité.
Nous dirons quelques mots de son appareillage et de sa technique, un peu particuliers en odonto-stomatologie. Puis nous mentionnerons ses indications, en insistant sur la carie dentaire et sur ses complications.