Erinnerungen., etc., p
3. Holtei, III, 314 (27 juillet). C'est la pièce de Lope : Castelvines y Monteses.
4. Ibid., III, 275 (20 sept. 1802). Lorsqu'en 1799 Tieck vint rendre visite à Schiller, on causa littérature espagnole. Schiller demanda : « Pensez-vous que Lope de Vega ait une si grande ressemblance avec Shakespeare ? » Mais Tieck se récusa et ne voulut pas donner de réponse au pied levé (Kôpke, I, 257).
aux vérités austères de la religion le brillant vêtement de ses symboles: sa foi docile, ses visions allégoriques, ses images merveilleuses ; c'était une admirable évocation de poésie mystérieuse et vivante, que Tieck découvrait en même temps dans Galderon et dans le moyen âge de ses rêves.
La même évolution qui amenait Tieck vers Galderon agissait en même temps sur ses amis romantiques ; aussi la propagande du poète ne tarda-t-elle pas à porter ses fruits et à provoquer autour de lui des conversions importantes.
G. Schlegel n'avait pas été conquis spontanément par Galderon ; son goût très ferme avait besoin d'une certaine initiation. Il venait de traduire Shakespeare, se passionnait pour Gœthe, et il dut faire effort pour se mettre au diapason de cette poésie nouvelle. Les conférences d'iéna (1798) ne savent encore rien du drame espagnol: « les Espagnols, dit-il seulement, ont toujours fait leurs comédies et tragédies à leur manière » S Et plus loin : « Le théâtre espagnol est celui qui s'est le moins inspiré de l'ancienne comédie, comme on le voit dans Sulzer, article de Blankenburg sur la comédie. Il ne se plie à aucune règle, a beaucoup de conventionnel, présente des masques singuliers et contient les plus bizarres intrigues *. » Fort de cette science étrangère, G. Schlegel condamne en bloc le théâtre « romantique » de l'Espagne. « Les Espagnols sont bien loin derrière la perfection des Anglais ; Shakespeare atteignit l'art le plus haut que nous connaissions en ce genre '. » En
1. A. W, Schlegels Vorlesungen ûber Philosophische Kunstlehre, etc., p. 179. *