P. 27, introduit par der Glaube
5. Cf. dans le même auto, la scène du troisième char. Ed. Ochoa, p. 712 sq. : assonance i — o, etc. Les assonances espagnoles sont beaucoup plus variées et plus riches que l'assonance allemande, qui doit généralement se contenter pour la deuxième syllabe de la muette.
comme dernier vers un vers de la strophe de base (letra) bien connue et qui est comme le leitmotiv de tout le poème ' :
Mondbeglanzte Zaubernacht, Die den Sinn gefangen hait, Wundervolle Mârchenweit, Steig' auf in der alten Pracht.
C'est la strophe même qui termine le prologue, conclut le poème ci-dessus, et de nouveau, reprise mais plus librement encore, achève la pièce elle-même.
D'un bout à l'autre de VAufzug der Romanze courent les rythmes calderoniens ; dès que la Romance a fait son entrée, les mètres méridionaux l'emportent, et préludent ainsi richement à la symphonie étrange de strophes et de vers lyriques qu'est proprement le drame de Kaiser Octaviamis.
C'est dans le Kaiser Octaviamis que les mètres espagnols vont se donner libre carrière ^ Le vers du « romance », trochaïque et uniformément assonance, est un des plus fréquents ; dans la première partie, il est exclusivement réservé à la Romance et au Sommeil ^ ; dans la deuxième partie, c'est la forme ordinaire des discours des Sarrasins, du Sultan, de Marcebille, de Lealia, de Roxane, de Golimbra ; les chrétiens, Bertrand, par exemple, ou Florens ne l'emploient que dans leurs dialogues avec les infidèles *. Il ne faut pas cher-
1. 11 y a une glose dans l'Esscx que Lessing citait tout entière (Werke, éd. Gœschen, t. VI, p. 288 sq).
2. Voir sur ces survivances de formes italiennes ou espagnoles dans la poésie de L. Tieck, E. Hiigli, Die romanischen Sli-ophen in der Dichtnng deulscher Romantiker.
3. K. Octavianas, p. 39 assonance o ; p. 113 sq., a ; p. 123 sq., o — e ; p. 136 sq., a — e ; p. 168, e — e.
4. Ibid., p. 219 sq., o — e ; p. 255 sq., ei — e ; p. 273 sq., o — e ; p. 298 sq., a — u ; p. 308 sq., u — e ; p. 319 sq., au — e ; p. 321 sq., o ;
Première période romantique de Tieck 39
cher dans cette particularité d'intention cachée. Tieck ne faisait rien d'autre que de suivre fidèlement l'exemple donné par Galderon. Galderon se servit aussi beaucoup du vers de romance, c'est dans la Puente de Manlihle celui de Floripes et ses suivantes, de Fierabras et des siens ; les chrétiens n'y ont recours que, très rigoureusement, dans les scènes où ils rencontrent leurs ennemis.
La redondilla tient aussi sa place dans les scènes orientales de VOctaviamis *. On y trouve encore les majestueuses stances * et même quelques quintillas ^ Certaines émotions plus particulièrement lyriques sont exprimées par l'espinela : la strophe contient dix vers, généralement trochaïques et heptasyllabes (octosyllabes quand ils sont de terminaison féminine), à rimes ordinairement féminines disposées ainsi labbaacc d d c ; c'est dans ce mètre que Gipriano répond au démon à l'acte II du Magicien * ; et qu'Eusebio dit ses remords et ses adorations religieuses dans l'acte III de la Dévotion à la Croix '\ La deuxième partie de V Octavi'anus renferme un grand nombre de ces dizains : 36 strophes, toutes du même type, et généralement dans la bouche de Marcebille \
p. 323, u ; p. 334 sq., a — e ; p. 3"8 sq., o ; p. 381 sq., o ; p. 383 sq., u — e ; p. 388 sq., a — e ; p. 399 sq., e — e.
1. Ibid., par ex. p. 9 sq., 12 sq., 33 sq., etc., etc., et p. 302 sq., 313 sq., 324 sq,, 327 sq., 332 sq., etc.
2. Type abababcc. OcUvianus, p. 194 sq., 214 sq., 225 sq., 231 sq., 245 sq., 253 sq., 304 sq., 315 sq., 349 sq., 359 sq., 393 sq.
3. De type abbaaetaab ba (Roderich, Octavianus, p. 364). Cf. Galderon, Kl mkgico prodicfioso, acte III entre le Démon et Justina.