‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 19 sur 108 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

6. Cf. Hiigli, loc. cit., p. 77 et Bernh&rdi, Sprachlehre, II, p. 435, qui justifie la métrique de son beau-frère.

Le sonnet est aussi pour le poète espagnol un moyen de rompre le développement dramatique de l'action par des strophes de recueillement lyrique, Fernando compare, dans un sonnet du Principe constante (acte II) les destinées des hommes avec celle des fleurs, et Fénix lui réplique en comparant les fleurs avec les étoiles ; il y a de même des sonnets dans la Dama duende et El mayor encanto amor.

L'exemple de Galderon justifie l'audace de Tieck ; Tieck introduit le sonnet dans le drame allemand ; c'est dans un sonnet ^ qu'Octavianus exhale la lassitude de son âme, c'est dans un sonnet * que Florens évoque le souvenir de son heure d'amour. Mais tandis que le sonnet de Galderon n'est qu'un des moments du dialogue, Tieck en fait un monologue proprement lyrique.

Même le mètre iambique de la silva, que Galderon admit dans ses pièces, la Grande Zénobie, par exemple (2" acte), la Vida es suefio (acte III) tenta le poète allemand qui la mît dans la bouche de Florens ^

On trouve toutes sortes de rythmes dans VOctavianus ; un grand nombre rappellent les combinaisons prosodiques de Galderon, mais ne sont pas originairement espagnols, et peuvent avoir été empruntés aux Italiens ou même plus simplement aux imitations déjà tentées par les amis de Tieck *. Ge qui est propre au drame espagnol, et ce que Tieck tient certainement de Galderon, c'est l'introduction de ces mètres dans le

1. Octavinnus, p. 377. Le sonnet de Tieck est du type abba cde ode, plus spécifiquement cervantesque.

2. Ibid., p. 398. Cf. encore les sonnets de Golimbra, p. 218, Marcobille, p, 222 et Florens, p. 349.

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