Ibid., p
Première période romantique de Tieck 4^
Luft mit deinem lieben Othem, Quellen, mâchtige Gebirge, Heimath, wo die Lieder wohnen 1 '
Aile Wesen, aile Herzen, aile Sinnen zu begliicken '.
Wohin Seufzer, Liebesblicke...
... aus dem Bronnen Sprangen Sterne, Mond und Sonaen *.
Und die Thiere und die Steine, Und die Fische und die Pflanzen, Und die Sterne und die Lichter, Und die Menschen betend dankten *...
Cette langue imagée, où se pressent les évocations de beautés naturelles, où tous les mots chantent, est, notons-le bien, dans V Octavianus le style préféré des Sarrasins ; Tieck semble n'avoir guère connu de la poésie orientale que les réminiscences qu'il pensait trouver dans la littérature espagnole ; aussi pare-t-il la poésie des Arabes de toutes les grâces du Midi, de toutes les couleurs caldéroniennes.
Les autres ouvrages de la même époque ont un caractère différent, dominé par l'influence des poètes du moyen-âge, qu'il traduit en 1803. Cependant, les souvenirs de Calderon affleurent encore. Le Prolog zur Magelone (1803) renferme des stances et des sonnets ^ Ce sont souvent les mêmes procédés de style, l'accumulation des synonymes ou de mots parents, le cultisme de l'expression, des allégories et des personnifications ;