rbid., p
5. Schriflen, t. XIII, p. 232 sq. Il est difficile d'affirmer, comme le fait Schneider, Fr. Halm und das spanische Drama, p. 17, si Tieck connaissait alors Len trois diamants.
5o L. Tieck et le Théâtre espagnol
mais c'est ici l'inspiration du Minnesang qui l'emporte. Le plus fort de la crise était passé.
Tieck joua donc un rôle important dans cette renaissance caldéronienne ; mais il ne consentit pas à se ranger en public parmi les apôtres du nouveau culte. G. Schlegel essaya de tirer parti de son expérience et voulait lui confier la traduction de B lanças manos no ofenden (1802), mais Tieck, tout heureux d'être débarrassé du Don Quichotte^ se souciait peu de ces tâches ingrates et minutieuses *. Le Poetisches Journal, qu'il commença en 1800, et qui se proposait d'exprimer « des idées ou des découvertes dans le domaine de la poésie espagnole peu connue alors en Allemagne » *, à côté des recherches shakespeariennes et des passes polémiques, n'alla pas au delà du deuxième fascicule, et n'eut du reste aucun succès '.
Le poète ne se sentait pas qualifié pour cette enquête et cette conquête critique. Son effort se borna à l'adaptation des formes dramatiques ou lyriques de Galderon ; VOctavianus est à lui seul un manifeste ; après lui, les rythmes espagnols eurent droit de cité sur la scène allemande. La forme de Tieck, comme celle de tout le romantisme, gagne, à cette imitation, plus de souplesse et d'harmonie ; elle y perd de sa vigueur et de sa pureté. Désormais Tieck est au bout de cette inspiration : il lui faudra près de vingt ans pour se recueillir.