‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 29 sur 108 · Nachgelassene Schriften, 1, p · texte numérisé non relu

Nachgelassene Schriften, 1, p

4. Poétique. Trad. franc, de Bûchner et Dumont, 1862, t. II, p. 301 (§ 94).

5. Voir une étude assez poussée sur les rapports de Gœthe et de Galderon dans Gœlhe-Jahrbuch, 1913, article de K. Wollf, p. 118 sq. qui donne en particulier la bibliographie de la question. Je me contente d'en extraire ici et dans la suite les appréciations qui me paraissent les plus importantes pour mon objet. J'y ajouterais volontiers quelques souvenirs de Cries. Gœthe avouait franchement « que si Schil-

1802, que G. Schlegel lui fit parvenir sa Dévotion à la Croix. Le 11 octobre, il apprend de Schellingque Goethe trouve la pièce « merveilleusement grande et parfaite». Et le 14 : « Tel est le Galderon : il vaut autant que Shakespeare, et même, si c'était possible, on lui accorderait davantage ! » En 1803, Gœthe reçoit le premier tome tout entier. Ce n'est qu'en 1804, que le manuscrit du Prince Constant provoqua une nouvelle déclaration encore plus passionnée ; Gœthe met ce drame au-dessus de la Dévotion à la Croix. « Je dirais même que si la poésie disparaissait de la terre, on pourrait la rétablir d'après cette seule pièce S » Gœthe écrivait luimême à G. Schlegel : « S'il n'y avait trop de difficultés, je ferais jouer la Dévotion à la Croix à Weimar, mais cette pièce est trop en dehors de l'horizon de notre public. » * Il pronxet pourtant de faire donner une représentation de Galderon, mais à huis-clos et pour quelques initiés '. Quant à Lope, Gœthe l'ignora.

Dorothée Schlegel, en mal de catholicisme, et sous l'influence de son mari, vit en Galderon un type lumineux de poète catholique * ; elle eut avant tout la religion de l'art ; le catholicisme lui apparut comme la

1er et lui avaient connu plus tôt Galderon, ils auraient pu dans leurs pièces éviter bien des fautes ». Schiller lui-même, qui n'aimait pas Schlegel, manifesta « la joie la plus vive » à l'apparition du Spanisches Theater. « Je me rappelle encore très bien l'expression de Gœthe : « La connaissance du poète espagnol m'ouvrit un monde noiiveau « et magnifique. » Weimarisches Jahrbuch fur deutsche Sprache, Lileratur nnd Kansl, III, 1855, p. 159 : J. D. Gries ûber sich iind seine Zeitgenossen par H.v. F. Gl. à ce sujet les déclarations très sensiblement différentes faites à Eckermann (Conversation du 12 mai 1825. Ed. Hesse, p. 122).

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