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Briefwechsel, etc., p

4. « Le quatrième défaut des romantiques, dit Richter dans sa Vorschale der Âsthelik (trad. f", II, 265), est de se ressembler les uns aux autres... Ils offrent surtout pour traits communs un éloge extraordinaire de l'amour sensuel, de la force insolente, de la poésie, de Gœthe, de Shakespeare, de Galderon, des Grecs en général, des femmes, etc. »

Evolution de Ticck. - Mysticisme et inaction 5y

F. Bouterwek déploya dans sa Geschichte der spanischen iind portugiesischen Poésie und Beredsamkeit (1801) une information et une impartialité autres que celles de G. Schlegel, et qui firent tort à Galderon '. C'est Lope de Vega, dit-il à son tour, qui a vraiment créé la Gomedia espagnole, ou tout au moins qui l'a faite ce qu'elle est depuis *. Qu'est-ce qu'une comedia? C'est une nouvelle dramatique ' ; toutes les classes y sont admises, mais la satire n'en est pas un élément essentiel, ni la peinture des caractères : intrigues compliquées pour les comédies de la vie commune, aventures surprenantes dans les pièces historiques, miracles dans les drames religieux, voilà les traits principaux de ce théâtre. Bouterwek ne voit pas là ce qui constitue un théâtre parfait, et TEspagne, en se contentant de cette première ébauche, lui semble s'être privée des fruits d'une évolution plus pure et plus complète. Les diverses catégories de pièces sont passées en revue ; comédies héroïques ou historiques, mythologiques, de cape et d'épée, de fîgurôn, comédies religieuses, 'vies de saints et autos : Bouterwek caractérise chacun de ces genres, s'attardant surtout aux comédies de mœurs espagnoles ; il y admire le naturel et la fougue de la peinture, presque toujours soutenue par l'élan de l'inspiration, rarement gâtée par quelque affectation dans le style qui est une simple trace de négligence et de

1. C'est le t. III de la Geschichte der Poésie und Beredsamkeit seit dem Ende des XI IL Jahrhunderts, Gottingen, J.-F. Rœwer, 1804.

2. Ibid., p. 366 sq. Bouterwek tient le plus clair de sa science hispanique de Nicolas Antonio, de Dieze, des Eloges de Obras Suellas de Lope de Vega, 1776, 21 tomes, Madrid.

3. P. 367. Cf. son Âslhelik, Gottingen, 1815 (2' éd.), t. II, p. 219- « Les comédies de cape et d'épée sont des nouvelles galantes dramatisées, dont l'intérêt comique réside surtout dans l'ingénieuse complication des situations. »

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précipitation. Les caractères y sont déterminés suivant des types convenus et traditionnels ^ En guise d'exemple, notre critique analyse La Viuda de Valencia. Dans les autos, il voit aussi le tableau le plus fidèle de l'âme espagnole : la vraie piété, d'après le dogme catholique, mêlée aux rêves les plus fantastiques, et relevée par les traits les plus hardis de la poésie véritable, voilà ce qui donne à ce genre sa bizarrerie exotique *. Les autos renferment d'imposantes allégories '.

Après Lope, les auteurs de comédies pullulèrent, mais tous s'inspiraient du maître et ne formèrent qu'une grande école *. Virués fut un poète véritable, mais que gâta le goût du temps ; il visa consciemment à concilier l'art ancien avec le style moderne. Montalvân eût pu devenir un grand peintre de caractères ^ Un des plus célèbres des auteurs de comedias est Galderon. Bouterwek ne pouvait résister au plaisir de faire à son tour le parallèle classique entre Lope et Galderon °. Pour ce qui est de l'invention, on ne saurait, dit il, donner la palme à Lope de Vega, car il n'a pas inventé le genre, et Galderon est aussi habile que lui à imaginer ses intrigues et ses situations ; l'imagination de Lope est en général plus hardie, mais aussi plus grossière. Galderon est infiniment plus délicat, tant dans l'inven" tion de ses sujets que dans son art et son style ; il atteint par là à une « noble grandeur ». Ses comédies d'intrigue ont fait vivre sous leur forme la plus pure

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