‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 33 sur 108 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

6. Ibid., p. 505. Bouterwek (p. 504) fait mourir Galderon en 1687, comme, du reste, Dieze. Sur Galderon, Bouterwek n'est guère mieux renseigné que Dieze, qu'il complète avec les indications de La Huerta.

Evolution de Tieck. — Mysticisme et inaction 5^

les types généraux de caractères qui occupaient déjà tout le théâtre espagnol. Ce ne sont pas dos comédies de caractères, mais de pures comédies d'intrigue ; elles sont pourtant riches en traits caractéristiques qui font dériver le développement dramatique des profondeurs de l'âme ; il excelle en particulier, et plus que Lope, à observer les sentiments féminins ; la subtilité de ses combinaisons dramatiques, l'élégance de sa langue et de sa versification complètent l'harmonie de ces œuvres, en apparence déréglées et à coup sûr point exemplaires, mais fidèles pourtant à la règle même qu'elles se sont données *. Bouterwek indique en passant quelques traits des comédies de cape et d'épée, des procédés constants, et la monotonie et la pauvreté psychologique de tout ce théâtre. Pourtant, les critiques modernes (Blas Nasarre), qui le condamnent au nom du goût français, font preuve à ses yeux d'étroitesse de goût et de malveillance *. Il est vrai que le style des cavaliers et des dames, comme de leurs valets ou servantes, est tellement chargé de métaphores, de subtilités et d'antithèses que seul le goût espagnol du temps pouvait admettre certains gestes, et les saillies plus ou moins spirituelles des valets répugnent particulièrement au public moderne. Mais on ne saurait rejeter en bloc toutes les comédies sous le vain prétexte qu'elles ne sont pas conformes aux règles d'Aristote.

Parmi les comédies héroïques, Bouterwek signale surtout Don Fernando ' {El principe constante) qu'il appellerait yoloniiers Der portiigiesische Regulus,et l'analyse assez attentivement : « C'est, dit-il, une œuvre admi-

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