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rable et pénétrée de l'esprit de la véritable poésie » ', où resplendissent de belles descriptions, des images brillantes et l'héroïsme généreux d'un grand prince.

Sur les autos, parmi lesquels Bouterwek range La Dévotion à la croix, le critique insiste peu : « Ce sont les œuvres les plus profondes et les plus grandes que l'on ait vues dans ce style sur la scène espagnole. Mais la raison et le sens moral sont souvent si malmenés par les croyances fantastiques de ces pièces qu'on doit féliciter les nations qu'un sort meilleur a préservées de ces plaisirs *. »

Les autres poètes dramatiques ne sont que des satellites. L'essentiel de sa critique, Bouterwek l'avait exprimé à l'endroit de Lope et de Galderon. Il avait apporté à la critique hispanisante quelques précisions nouvelles, quelques dates, des faits peu connus, des classifications, une science mieux ordonnée et des curiosités passionnées.

La science de Bouterwek manque sans nul doute à nos yeux d'ampleur et de sûreté ; ses moyens d'investigation étaient restreints, son goût ne dépassait celui de l'Aufklaerung qu'à contre-cœur. Mais il mit désormais dans les mains de la critique et du public une étude d'ensemble, un instrument de recherche précieux, dont les romantiques allaient user largement.

Guillaume Schlegel, tout le premier, puise sans trop de scrupule dans V Histoire de la Littérature espagnole ; et quand il revient, momentanément, à la critique littéraire, un de ses premiers efforts s'applique à mettre à nouveau Galderon au point du goût romantique et à grouper les enthousiasmes épars.

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