‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 37 sur 108 · SîimmlL Werke (1822-1825), L. IX, p · texte numérisé non relu

SîimmlL Werke (1822-1825), L. IX, p

Evolution de Tieck. — Mysticisme et inaction 67

nulle... le Prince Constant est meilleur et quelques passages sont pleins de poésie *. » Grillparzer conte, il est vrai beaucoup plus tard, quelle désillusion lui apporta l'essai de Schlegel : « La traduction de Galderon me parut insuffisante et imparfaite. Je sentis clairement que ce poète, dont l'essor s'élançait presque au-dessus de la poésie elle-même, n'avait pu se mouvoir parmi les phrases aussi raides et disloquées *. »

Pourtant, les voix discordantes furent rares. La plupart des romantiques applaudirent. W. Grimm aimait particulièrement le Prince Constant. « J'ai été, dit-il, surpris et ému plus que jamais... Le courage d'un héros plein de génie, la religion chrétienne s'unissent en un tableau vivant et brillant, d'une pure humanité, qui parle à toutes les croyances et doit satisfaire tous les cœurs... Je le mets plus haut que la Dévotion à la Croix, où seul le miracle est intéressant, et point les hommes. Le Pont de Mantible a moins de valeur'. » J. Schulze mettait le Prince Constant au même rang que la Divine Comédie \ Jarriges parle de la tragédie du Prince Constant « dont la noblesse dépasse tous les éloges "" ».Ge n'est que plus tard que la Dévotion à la Croix séduisit le plus vivement l'imagination pieuse des romantiques.

La traduction obtint des suffrages dans tous les camps. W. Grimm 'déclarait son œuvre « hautement excellente ». VJenaische Allgemeine Literaturzeitiing approuvait

1. Briefwechsel der Brûder Grimm, etc., p. 117 (25 juin 1809).

2. Werke, éd. Necker (Hessc, Leipz.), XII, p. 48 (Année 1813).

3. Briefwechsel der Briider Grimm l. c, p. 157 (28 août 1809).

4. Ueber den sta.ndha.flen Prinzen, Weimar, 1811, in-12°.Contient une gravure en couleurs qui représente P. A. Wolf en Prince Constant, et un supplément musical.

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