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Bruçhslûcke, p

6. Briefwechsel, etc. A Jacob, p. 157, (28 août 1809). Jacob lui répond, le 24 uov. : « Gôlhe, Arnim et toi préférez l'Andiçht zum

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sans réserve le charme pénétrant des scènes principales du Prince Constant et initiait le public aux mystères de l'assonance '.

Gœthe admira beaucoup le Prince Constant *; il songeait, dès 1807, à une tragédie : Trauerspiel in der Christenheit, qui eût célébré l'héroïsme d'un martyr et dont il n'a écrit qu'un fragment. En 1812, il s'intéresse encore vivement à Shakespeare et Galderon. « J'ai, écrit G. de Humboldt, eu avec Gœthe des entretiens très intéressants, qui roulaient surtout sur Shakespeare et aussi sur Galderon, dont il fait encore plus de cas '. »

Ce n'est pourtant pas Gœthe qui introduisit Galderon sur le théâtre allemand. Dès 1809, on avait joué à Kœnigsberg das Lehen ein Traum, mais le succès ne fut vraiment général et définitif que lorsque Gœthe eut fait représenter le Prince Constant sur la scène de Weimar (1811) *. La même année fut joué Das Lehen ein Traum, d'après la traduction d'Einsiedel et Riemer ^ ;

Krenz, Savigny, Bettina, Brentano et moi le Standhafte Prinz, nos jugements sont indépendants l'un de l'autre, et aucun parti n'accepte de les mettre sur le même pied.» Cf. E. T. A. Hoffmann, éd. Grisebach, Leipzig, Hesse, t. XV, p. 195. « Lorsque les drames de Galderon de la Barca furent connus en Allemagne grâce à la magistrale traduction de Schlegel,ils provoquèrent une grande sensation. » Cf. encore d'autres jugements cités par A. Farinelli, Apuntes sobre Galderon etc. dans Cultura espanola, 1907, n" V, p. 120 sq. i. 1810, t. m, n" 197, p. 373 (25 août).

2. Das Frommansche Haiis, 3» éd., Stuttgart, 1889, p. 102 (26 mars 1808).

3. Wilhelm und Carol. von Humboldt in ihren Briefen (v. Sydow) t. IV; Berl. 1812-1815, p. 6 (juin 1812).

4. Voir dans l'article de WoUf (Gœthe-Jahrbuch, 1813, p. 127) les attestations du succès de la pièce.

5. Le Prince Constant fut, de 1811 à 1815, joué 6 fois à Weimar, 4 fois à Lauchstaedt ; La Vie est un songe fut, de 1812 à 1817, joué 5 fois à Weimar, 5 fois à Halle. Einsiedel traduit aussi El màgico prodigioso : der wunderlS.tige Magus, resté manuscrit. (Cf. Breymann, op. cit., p. 88.)

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VVolff ne put y prendre le rôle de Sigismund, car son tempérament manquait de vigueur.

Cette représentation fit beaucoup de bruit. C'est, déclarait G. Schlegel, un fait unique dans les annales du théâtre. Bien qu'une partie du public, les amis de Wieland entre autres, aient manifesté une hostilité évidente, bien que Gœthe ait plus tard déclaré avoir eu beaucoup de peine, pour disposer favorablement l'opinion S le retentissement de ces initiatives eut au dehors de Weimar des résultats immédiats.

E. T. A. Hoffmann ' fit la même tentative auprès du public de Bamberg, à qui l'on présenta la Dévotion à la Croix, le Prince Constant, le Pont de Mantible. Hoffmann a composé lui-même un opéra : Liebe und Eifersucht, d'après La Banda y la Flor *. Un ami de Hoffmann, Confessa écrivit : der Liebhaber nach dem Tode {El galàn fantasma de Calderon) pour Hoffmann qui désirait en composer la musique * ; ni l'un ni l'autre ne furent joués.

Nul ne pourrait, mieux que Hoffmann lui-même, nous faire connaître les causes et la nature de ce succès '.

1. Gesprseche mit Eckermunn, éd. liesse, p. 362 (15 févr. 1831).

2. C'est un de ses amis, le libraire Kunz, qui lui mit Calderon entre les mains. « Mis en goût par les comptes rendus de journaux, qui annonçaient l'accueil favorable du Prince Constant sur la scène de Weimar, je lus d'abord cette pièce à Hoffmann... Le résultat de notre étude fut que nous ne pûmes nous convaincre si cette pièce réussirait ici. Nous lûmes ensuite la Dévotion à la Croix dans le même but, et dès les premiers actes nous tombâmes d'accord que cette pièce, qui est un hommage au triomphe de la foi catholique, devait avoir du succès ici. » Z. Funck, Aus dem Leben zweier Dichter, Leipzig, 1836, I, 18 sq.

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