Ibid., p. 329 note
«o L. Tieck et le Théâtre espagnol
être féconde, si elle eût dépassé le petit cercle d'érudits qui seuls pouvaient tirer parti de son travail indigeste et mal ordonné. Son goût fut étroit, enfermé dans les limites traditionnelles ; et pourtant, malgré ses réserves classiques, il eut le sentiment de la puissance dramatique de ce théâtre et de l'injustice de la critique espagnole ; il prononça le premier et timide essai de réhabilitation, et prépara les réactions prochaines.
Bertuch suivit les suggestions de Dieze, fît connaître dans son il/a^«:;m la vie de Lope',une liste des œuvres du poète, une traduction d'une œuvre cervantesque : das ■wundertâtige Puppenspiel *, une traduction de la Gatomaqitia ' et un extrait de Der schmerzliche Zwang [La Ftierza lastimosaY . VAlIgemeine Deutsche Bihliothek déclarait que la pièce de Lope était aussi « peu régulière qu'une pièce quelconque de Shakespeare, mais que pourtant elle s'impose au lecteur, excite l'attention et ne saurait être lue sans intérêt » ^
C'est encore à Lope que vont les préférences de J.-B. Galvi. Boscân et Lope de Vega « sont deux admirables poètes, mais qui marquent les bornes du domaine du bon goût chez les Espagnols" ». Lope n'est pas exempt du gongorisme de son époque. Quant à Galderon, il ne nous est pas cité ici parmi les poètes les plus célèbres de son pays.
1. Magazin der spanischen unJ porlugiesischen Lilleratiir, hrg, von F. J. Bertuch, t. 1, p. 232.