Nachgel. Schriften, t. II, p
6. Eichendorff {Halle und Heidelberg. UniversilStsleben, éd. Kïirschner, II, p. 44) nous conte l'influence de Gries ; Gries aimait beaucoup la compagnie des étudiants, dont il présidait les réunions à la brasserie. « Gries nous a ouvert le monde merveilleux de la poésie méridionale. Les traductions magistrales de l'Ariosle, du Tasse et de Calderon ont infiniment élargi l'horizon poétique et créé cette heureuse perfection de la forme, dont les poètes modernes jouissent encore »4
8o L. Tieck et le Théâtre espagnol
Jûngst war mir recht gesegnet
Herr Calderoa begegnet...
Ich bin mit Ariosten
Noch nicht auf meine Kosten...
Das Spanische Theater
Mag weder Hund noch Kater...
Ein Schrecken wild uad panisch
Packt mich beim Worte : Spanisch ',
« Que peut bien lire le public allemand ? » demandait Solger à Abeken *. Le traducteur dut interrompre sa tâche. Le dernier volume parut en 1829, mais Griesne se faisait plus d'illusions.
Pourtant la popularité de Calderon ne tiédissait pas ; G. A. West adapte La Vida es sueno à la scène allemande, transportant le lieu de l'action de Pologne en Espagne (1816). La Wiener Modenzeitung publie un fragment de Da^ Leben ist ein Traum traduit par Grillparzer (juin 1816) ; Malsburg annonce ses Schaiispiele von Don Pedro Calderon pour la Saint-JMichel de 1818, et ils paraissent, en 6 tomes, de 1819 à 1825. J.-B. von Zahlhaas remanie Das Leben ein Traum (1818) ^ G. A. Maemminger, le Prince Constant (1820). Baermann et Richard traduisent tant bien que mal toute une série d'œuvres de Galderon ; ils appliquent les principes de G. Schlegel, mais les deux collaborateurs manquent également d'art et de méthode *. J. G. Keil publie les
1. Gedichte und poetische Uberselzunyen von J. Gries, Stuttgart, 2 vol., p. 49 sq. Cf. Holtei, Briefe, etc., I, 260.