Tagebûcher, Berlin, 1903, p
5. On s'aperçoit de l'existence d'un Tirso de Molina, auteur de Don Juan et ancêtre de Molière, Th. Corneille et Goldoni. Zeil. fiir die eleg. Welt, n» 249, p. 1985 (16 déc).
Influences nouvelles 85
Quant au public, il semble que les romantiques n'aient pas eu beaucoup d'illusions sur ses sympathies caldéroniennes : « Je n'ai qu'à rappeler, disait La Motte Fouqué, la plupart des jugements portés sur Calderon ; car s'il a parfois, par la puissance de sa profonde poésie et de sa pensée, ouvert des voies nouvelles, la grosse masse des lecteurs et des spectateurs n'en reste pas moins plutôt pétrifiée d'étonnement que vraiment émue et édifiée *. » C'est dans le même sens que s'exprimait la Zeitung fur die élégante Welt. « La langue imagée et orientale de Calderon lui semble avoir quelque chose d'étrange et de bizarre pour l'Allemand, et d'irréconciliablement étranger * ».
Arnim pouvait mettre dans la bouche de son directeur de théâtre des paroles sévères à l'adresse du poète espagnol ' : « J'ai lu cette nuit quelques pages de Calderon, il y a là beaucoup de bon ; si vous autres poètes vous ne vous étiez pas rendus étrangers par vos lectures grecques, espagnoles et anglaises, il ne vous serait pas difficile de tirer de ces pièces quelque chose qui intéresse, par son caractère vivant, notre public qui met ces pièces tantôt trop bas, tantôt trop haut. » Et le directeur (en l'espèce, Arnim lui-même) refuse de mettre sur la scène quoi que ce soit du poète espagnol.
11 y eut bientôt quelque flottement dans l'enthousiasme. Les premiers coups sérieux furent portés par Solger et