‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 48 sur 108 · Gefûhle, Bilder and Ansichten (paru en 1819), p · texte numérisé non relu

Gefûhle, Bilder and Ansichten (paru en 1819), p

2. 1815, n" 248, p. 1982 sq. (16 déc). Le critique cite, comme exemple, VAlcalde de Zalamea et, en particulier, le monologue de la jeune fille. Cf. sur cette désaffection du monde romantique, Heine, éd. Elster, t. VII, p. 150 (été 1820).

3. (1816) Je cite d'après les Ausg. Werke, 4 vol., Hrgg von Max Morris, Leipzig, Hcsse, t. I, p. 38.

Tieck, au nom de principes nouveaux, au nom d'un romantisme renouvelé. Après avoir porté à Calderon comme à la littérature espagnole un intérêt fugitif, Solger s'en était éloigné pour se plonger dans les mystères de la recherche métaphysique ; mais comme d'autres philosophes romantiques, comme Schelling, son maître, il est amené par sa propre doctrine à voir dans l'esthétique la clef même de la philosophie, dans l'œuvre d'art la suprême expression de Fldée divine. L'évolution de sa pensée l'entraînait vers la poésie ; ce furent, autant que ses théories générales, ses relations personnelles qui dirigèrent ses préférences vers la poésie proprement romantique, surtout vers Shakespeare et Calderon.

Il avait connu Tieck dès 1808, le rencontra de nouveau en 1810, mais ne commença qu'en 1811 ce long commerce de lettres et de visites qui allait désormais dominer tout le développement de leurs conceptions. En 1817 surtout, Solger fit un assez long séjour auprès de son ami ; leur correspondance renferme le souvenir des longs entretiens qui eurent lieu sur la poésie et sur Shakespeare en particulier. On dut aussi causer beaucoup de Calderon, car c'est juste à ce moment que s'éveille de nouveau l'intérêt de Tieck pour la poésie espagnole. Les autres amitiés de Solger ne pouvaient que le confirmer dans ses sympathies hispanisantes. En 1816, Gries lui contait les malheurs de son Calderon^ qui ne trouve pas de lecteurs et dont l'éditeur s'est lassé. En 1817, Solger confiait à Abeken qu'il venait de lire le Mage ^ « Il y aurait, dit-il, beaucoup de choses à dire sur sa haute perfection. » En 1818, il annonce au même Abeken la joie que vient de lui faire

Page 1