‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 49 sur 108 · Nachgelassene Schriflcn, l, 534 (23 fév. ISi · texte numérisé non relu

Nachgelassene Schriflcn, l, 534 (23 fév. ISi

Influences nouvelles 87

un nouveau volume de Galderon'. En 1819, cependant*, il confesse qu'il est loin de connaître toute l'œuvre de Galderon; ses multiples occupations l'empêchent d'en lire davantage ; mais il a le sentiment de posséder la vérité et de pouvoir, de son point de vue dominateur, juger de la beauté en général.

Solger rencontre donc à tous les tournants de sa route le drame espagnol, et est obligé de lui faire une place dans son système : il l'apprécie, non pas comme un historien informé et impartial, mais en esthéticien, appliqué à découvrir le sens profond et les lois générales de l'œuvre caldéronienne.

Le drame est, d'après ses Vorlesiingeii ûber Àsthetik ', la représentation de l'Idée dans la réalité ; mais l'Idée ne saurait s'exprimer directement Qt sans intermédiaires. Le drame moderne présuppose tout un système de concepts, qui doivent être représentés dans une action réelle et qui à leur tour renferment une Idée supérieure *. Dans ce sens, on peut dire que le drame moderne est symbolique. C'est le drame même de Galderon, le drame espagnol en général. Il consiste dans un faisceau de concepts sur l'amour, l'honneur, la religion, la chevalerie, auxquels la réalité doit répondre parfaitement, mais qui heurtent parfois violemment cette réalité et déchaînent ainsi les conflits dramatiques qui forment l'action. De là, le caractère moral et lyrique de tout ce théâtre '.

Mais ces concepts sont parfaitement arbitraires, conventionnels. Dans le drame espagnol, les motifs de réa-

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