‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 6 sur 108 · Gemâlde von Madrid, Berlin. 1802, p. 419 sq · texte numérisé non relu

Gemâlde von Madrid, Berlin. 1802, p. 419 sq

3. A. L. Z., 1795, n° 327 (7 déc.), p. 499. A propos des Vntersuchungen ûber den deutschen J^alionalcharakler, in Beziehang anf die Frage : Warum giebt es keinen deutschen Nationale harakter, anonyme, Wolfenbuttel, 1794.

Calderon et l'Allemagne préromantique i 3

tion de Linguet*. G. VV. R. Becker donnait des Schaiispiele nach span. Originalen (1783) *.

Ce sont de pauvres initiatives sans doute ; mais ces traductions et ces critiques témoignent au moins d'une grande bonne volonté et de sympathies nouvelles. L'Aufklaerung ne peut se départir de son esprit, de sa foi aux progrès du goût, de sa foi dans le goût moderne, de son beau mépris pour le mysticisme et les préjugés de l'Espagne. Cependant, au sein même de l'Aufklaerung, quelques voix favorables s'élèvent, qui appellent l'attention sur les richesses du théâtre espagnol; peu à peu, Lope commença à se dégager du brouillard obscur et apparaître sous des traits plus précis ; on aima tout de suite, sans bien le comprendre, la vérité et la force de son réalisme et de son comique très sain. Cependant, des poussées plus tourmentées secouaient les âmes. Une nouvelle critique découvrait les rapports entre la littérature et la vie nationale des peuples : l'Espagne, visitée par des explorateurs attentifs et enthousiastes, se montra sous des traits à la fois moins romanes(Jues et plus romantiques. Et Calderon sembla personnifier mieux que personne cette Espagne exotique. Cervantes lui-même, dont on reconnaît pour la première fois la valeur nationale et romantique, appelait l'attention du monde littéraire sur cet art original et incompris et conduisait les esprits à pénétrer plus avant dans cette littérature immensément riche et si manifestement conforme à l'idéal nouveau.

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