‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 62 sur 108 · Ibid., I, p. 247, II, 313, IV · texte numérisé non relu

Ibid., I, p. 247, II, 313, IV

Le livre sur le théâtre espagnol io5

vice de la religion populaire, et la légende s'est ouverte à tous ses souffles.

Les autres genres, tragédies bourgeoises, pièces mythologiques, pièces historiques, pièces politiques et comédies ont plus ou moins le même caractère : ce qui donne à l'œuvre son unité, c'est une pensée, qui peut lui être extérieure et que beaucoup de modernes nomment Idée. C'est donc partout la même inspiration allégorique ou symbolique, qui avait déjà inquiété le critique du Phantasus et avait surtout frappé Solger.

Mais Tieck a, depuis, poussé son enquête, il ne s'en tient plus aux généralités audacieuses et superficielles. Il a assis ses idées littéraires sur une esthétique puissante et affermi ses jugements. 11 a appris de son ami à dissocier l'idée et la réalité, à les distinguer nettement, et d'autre part à les rapprocher de nouveau et chercher les termes de la conciliation nécessaire. La critique que Solger appliquait au Fortunat^ Tieck l'appliquera désormais aux œuvres étrangères ; et tous ses points de vue s'en trouveront tout ensemble élargis et renouvelés.

En même temps que les œuvres de Lope et de Galderon, Tieck étudiait le drame des autres littératures, et fut aussi conduit à des rapprochements qui l'aidèrent à éclairer encore davantage ses idées. Il n'ignora pas le théâtre grec ; Euripide surtout plut à son goût un peu décadent ; il aimait chez lui ce qu'il a de moderne, quelque manière, la liberté d'allures. 11 trouvait chez les Grecs quelque convention *, d'interminables récits *, le mélange des trois éléments poétiques, et en particulier beaucoup de lyrisme '. « Calderon et l'Es-

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