Kr. Schr., II
> 'O L. Tieck et le Théâtre espagnol
peu iiigi'afc dintérôt et de vivacité dramatiques S La Fuerza lastimosa, qui est l'histoire d' Alarcos », La Cloche d'Aragon. Les papiers inédits de Tieck contiennent divers jugements sur des pièces de Lope ' : La Nina de plàta^ La Dama melindrosa, El Mayorazgo dudoso. Ces notes de Tieck ressemblent étrangement aux analyses où Grillparzer écrivait au jour le jour ses appréciations sur les pièces espagnoles. C'est tantôt un simple résumé de l'intrigue : la Nina de plata est contée assez minutieusement. « La pièce, ajoute Tieck en terminant, est des médiocres de Lope, mais elle renferme certaines grandes beautés *. » Tantôt au contraire, comme pour la Dama melindrosa, l'analyse littéraire prend une grande place ; Belisa est « geziert, furchtsam, launisch », le tout avec exagération ; « les caractères ne sont pas plus intéressants que l'intrigue, et le dénouement est possible à chaque moment, l'intérêt ne progresse pas, et au fond, tous les personnages sont des figures comiques >>. Bien que cette comédie soit beaucoup plus faible que la précédente (La Z)«ma 6oô(Z?),elle n'en est pas moins remarquable ^ El Mayorazgo dudoso est, d'après Tieck, assez invraisemblable et manque d'intérêt dramatique ; les caractères n'existent pas, celui du roi moins que les autres ; les aventures ne sont pas motivées ; les grandes scènes, comme la reconnaissance