‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 77 sur 108 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

Le livre sur le théâtre espagnol m

œuvres. « Si excellente, si parfaite, si musicale et sublime que soit la première scène de l'acte III, elle ne pourrait être supportée par un public français, parce qu'une bienséance de convention, la pruderie et l'imagination pervertie n'entendent plus ces résonances qui s'élèvent du plus profond de la nature et de la plus douloureuse musique '. »

Don Gutierre a plus d'une ressemblance avec Casarse por vengarse ; mais le châtiment est trop raffiné et a moins de force dramatique *.

La dama duende^un des chefs-d'œuvre de Galderon, a tout le charme d'une nouvelle et du merveilleux luimême, et en même temps le suprême caractère dramatique ; l'explication de l'intrigue précède celle-ci, par suite sommes-nous plus décidés à prêter attention au détail et aux incidents. Ses récits sont, comme d'habitude chez Galderon, trop fleuris.

La casa con dos puertas est rapproché par Tieck de La Dama duende. « La pièce est ingénieuse, mais semble trahir une certaine fatigue ; le bouffon est assez quelconque ; il n'y a aucun caractère « véritable », c'est la situation seule qui doit exciter tout l'intérêt, et cette situation n'est pas aussi surprenante que dans les autres pièces, elle est plus prosaïque, en un mot. Probablement, une des dernières '. »

« Fuego de Dios (titre complet : en el querer bim !) est une des plus ingénieuses et des plus agréables pièces d'intrigue : le caractère d' Angela est excellent, spirituel et porté à l'intrigue ; le gracioso est très amusant ; le premier acte noue les intrigues ; le deuxième

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