‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 78 sur 108 · Bibliothèque royale de Berlin, notes inédites · texte numérisé non relu

Bibliothèque royale de Berlin, notes inédites

I2Î L. Tieck et le Théâtre espagnol

est divisé, comme c'est souvent le cas, en trois scènes, et n'offre pas de progression ; de même le troisième où pourtant la complication s'accroît. On apprend dans cette pièce à suivre pas à pas les intrigues, à rattacher à chaque moment les innombrables liens à l'action '. »

Darlo lodo [y no dar nada) a un caractère romantique ; les héros (Alexandre, Apelle, Gampaspe) sont des Espagnols du temps de Galderon. « Dans cette pièce règne la manière, et le sujet existe à peine. C'est, parmi les comédies héroïques de Galderon, probablement une des plus faibles *. »

La Cisma de Inglaterra conte à sa façon l'histoire d'Henri VIII et d'Anna Boleyn, avec force allégories et manifestations catholiques ^

Duelos de amor y lealtad est aussi un drame historique ; mais « il est si proprement espagnol et si caractéristique d'une certaine époque qu'on ne saurait nous demander de nous y transporter par l'imagination *. »

Les « autos » attirèrent aussi l'attention du critique. Il se fâcha contre Bouterwek qui avait pris pour un auto la Dévotion à la Croix '". Lui-même étudia ce genre avec assiduité ; c'est ainsi qu'il note dans ses papiers une analyse de Suefios hay que verdad son, trouve insignifiantes quelques Loas, s'intéresse surtout aux allégories ; celle de Mujer fuerte [^ Quién hallarâ mujer fuerte ?) lui paraît trop étroite et trop accentuée ; celle de El cubo de la Abnudena, fatigante et pauvre en poésie ; celle de El ano santo de Roma très belle et

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