Lebenserianerungen, II, p
3. Oldenburg, 30 oct. 1840, à Brentano. Cf. encore sur ces lectures Meissner, Geschiçhte meines Lebens, I, 19 (Vienne, 1884).
Le livre sur le théâtre espagnol i33
hold devant un public nombreux. Le roi de Prusse luimême voulut connaître ce talent du poète berlinois. Pour s'exercer sur un cercle restreint, cette action personnelle de Tieck n'en devait pas moins, grâce à la qualité et l'autorité de ses auditeurs, avoir une certaine portée et des conséquences fécondes. Elle se compléta par quelques tentatives théâtrales, qui n'eurent pas le même succès.
A Dresde, Tieck fut pendant longtemps le conseiller dramatique, le critique officiel du théâtre. En 1825, il reçut les titres de « Hofrat », de « Dramaturg» avec la mission « d'assister de ses conseils et de sa collaboration la direction générale du théâtre ». Gutzkow nous conte, sans bienveillance, les déboires du poète : « Tieck avait commencé ses fonctions en essayant d'offrir au public toutes les comédies espagnoles '. » Mais, continue-t-il, si le prince Jean soutenait en théorie les tendances espagnoles, la princesse Amélie s'y opposait dans la pratique. Quant à l'intendant, il choisissait, après avoir demandé conseil à Tieck, ce que Tieck déconseillait. Quoi qu'il en soit, Tieck ne semble avoir fait qu'en passant un excès de zèle hispanophile. Le théâtre de Dresde n'est pas, il s'en faut, le plus envahi par les drames caldéroniens. De 1816 à 1825, on avait joué * 7 fois Das Lehen ein Traum^ 9 fois Donna Diana, 3 fois Der Arzt seiner Ehre, 2 fois Das offentliche Geheimnis ; de 1825 à 1834, c'est-à-dire sous l'influence de Tieck, on représente : Das Leben ein Traum 4 fois. Donna Diana 13 fois, Der Arzt seiner Ehre 4 fois, Das ôffentliche Geheimnis 2 fois, Der