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lûmes de son Calderon, ne perd pas complètement espoir. 11 découvre un merveilleux rapport entre ses idées personnelles et celles de Tieck et puise dans cette rencontre une nouvelle confiance. Tieck ne manque pas de l'encourager. « Comment ceux qui se sont laissés enthousiasmer par votre Calderon peuvent-ils souffrir les derniers misérables essais ? Si l'éditeur veut aller de l'avant, ne vous détournez pas de ce beau travail... Vous et Schlegel, vous serez toujours nommés comme des autorités '. » Aussi Grieslui soumet-il son plus récent volume encore manuscrit, et il rend à son tour hommage aux théories caldéroniennes du critique : « Votre conception du poète, lui dit-il, répond si complètement à la mienne que je n'ai pu m'empêcher de vous adresser le livre. Un plaisir absolument pur, comme celui que donnent les anciens, Shakespeare, Cervantes et Gœthe dans ses meilleures œuvres, on ne saurait le demander à Calderon. 11 est et reste absolument maniéré, quoique cette manière soit plus noble et plus élégante que celle des Français par exemple \ » Gries a entendu des critiques très vives contre les Boucles d'Ab salon : on le blâmait d'avoir traduit une pièce aussi indécente ; d'autres au contraire, ajoute-t-il, approuvent, et Gœthe est du nombre. Le défaut ordinaire de Calderon est, en dehors du gongorisme, l'excès énorme de phrases toutes faites, qui se répètent à chaque occasion semblable. C'est dans les comédies de cape et d'épée que Calderon a dépensé le meilleur de son inspiration ; tous ses héros sont du reste, à quelque pays et quelque temps qu'ils appartiennent, des Espagnols déguisés du temps

1. WeimPirischts Jahrhuch, 1855, p. 148 sq. Ausdem Lebenvon J. B. Greis. Lettre du 28 août 1828, p. 206.

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