‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 93 sur 108 · Gesprdcha mit Gœthe, éd. Hesse, p. 130 (25 déc · texte numérisé non relu

Gesprdcha mit Gœthe, éd. Hesse, p. 130 (25 déc

2. Kosrnos, t. II, p. 69. Cf. Holtei, l. c, II, p. 27, où il demande à

Le livre sur le théâtre espagnol 141

somme celles de ïieck. Le théâtre espagnol du xvi* siècle, dit-il, « est véritablement national ». 11 constate bien, suivant la leçon de G. Sehlegel, que les pièces de Cervantes ne sont plus jouables et que Lope de Vega rappelle encore beaucoup la première enfance du théâtre, mais il fait à son tour des restrictions importantes au sujet de Galderon. Chez Galderon, comme chez les Grecs, il voit une base nationale et religieuse, une forme achevée, et, lorsque Galderon le veut bien, un certain effort vers l'art caractéristique, dont Shakespeare nous donne des modèles '. « Populaire, original et riche, plein d'une crédule dévotion, il est parent par son évolution de la scène grecque, mais son code d'honneur, son esprit crédule même apparaissent, à côté de la grandeur morale du peuple païen, comme maniérés » *.

F. von Schack demande à Tieck des livres et des conseils ; il le tient au courant de ses travaux hispaniques, se réjouit de son approbation, et le remercie dans une lettre « des nombreux renseignements si instructifs qu'il lui a communiqués » *. Pour lui aussi, Tieck était incontestablement « le plus grand connaisseur de cette branche ». Le rôle de Schack dans les rapports littéraires de l'Allemagne et de l'Espagne est important. Il n'est pas sans intérêt de constater ses attaches avec la critique hispanique de Tieck.

Peu à peu, grâce aux appels de Solger, Tieck et Goethe, l'opinion se détourne de Galderon. Gries se lasse

Tieck la référence exacte du passage de la Vida es suefio qui correspond à ces caractéristiques.

1. Bas Theater als ein Nationalinstitut, 1825, dans Platens Werke, Gotta, 1843, V, p. 24. Ailleurs, Platen prend parti pour Tieck et Galderon contre leurs adversaires, ibid., t. II, p. 138.

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