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LE PROBLÈME DE LA GÉNÉRATION AGAME

tiles, mais bien de cellules diverses du parenchyme auxquelles on donne le nom générique d’archéocytes.

Les gemmules ou les réducties sont, à un moment donné, mises en liberté et chacune d'’elles reforme une nouvelle Eponge. Tel est le cas le plus typique ; les autres s’y ramènent aisément, aussi n'insisterons-nous pas davantage.

Si jetant un coup d'œil d'ensemble sur les diverses modalités de la reproduction asexuée que nous venons de passer en revue, nous cherchons à en dégager le fait fondamenlal, celui qui se retrouve, toujours identique, sous l'infinie variété des détails dont la diversité des formes animales est la cause exclusive, — le fart, par conséquent, dont il importe de découvrir la raison physiologique, nous aboulissons à la constatation suivante.

À un moment donné, et sous l'influence de conditions à déterminer dans chaque cas particulier, une ou plusieurs parties du corps d’un organisme — Protozoaire ou Métazoaire — cessent de fonctionner selon la manière habituelle et manifestent des propriétés, sinon nouvelles, du moins insoupçonnées jusqu'alors ; elles abandonnent le rôle qui leur était assigné de par leur position dans l’organisme, pour assumer des fonctions d'ordre ontogénétique infiniment plus complexes : l'édification, à elles seules, d'un individu nouveau, semblable à son progéniteur.

Peut-on, dans l’état présent de nos connaissances, tenter un essai d'explication de ce fait qui résume à lui seul la génération asexuée tout entière.

Dans une entreprise de ce genre, le point de vue historique, nous voulons dire phylogénétique, n'a à notre sens aucune portée réelle. Il s’agit en effet d'expliquer la manifestation d’une propriété très générale de la matière vivante, que nous voyons se répéter constamment sous nos yeux chez des êtres généalogiquement fort éloignés les uns des autres: simples Protozoaires, Annélides, Echinodermes et même Chordés. Dans ces conditions, la phylogénèse sera de quelque aide dans l'interprétation des ca-

ractères spéciaux qu'affectera le phénomène dans le cas

particulier d'ordres, de genres et d'espèces donnés, mais c'est là tout ce qu'on peut attendre d'elle.

C’est donc du point de vue actuel, c'est-à-dire physiologique qu’il faut examiner les faits, déterminant d’abord les conditions naturelles les plus aptes à provoquer la reproduction asexuée, pour recourir ensuite, chaque fois que cela sera possible, à l'analyse expérimentale.

Nous rappellerons ici une remarque faite plus haut et qui semble, a priori, de nature à guider les recherches. C'est qu'un même organisme, outre la reproduction sexuée dont il est toujours capable, peut présenter, au cours de sa vie, plusieurs modes de reproduction asexuée :

un Protozoaire se divise, s’enkyste ou se conjugue selon les circonstances ; une hydre d’eau douce se reproduitpar

division ou par bourgeonnement tout en restant capable de former des œufs et des spermatozoïdes. Il doit y avoir un déterminisme pour toutes ces variations, et l’idée s’impose qu'il a sa source dans des changements du milieu extérieur, vraisemblablement associés à des modifications intérieures. On entrevoit tout le parti à tirer de celle idée ; fructueusement exploitée, elle ouvrirait à l'expérience un merveilleux champ de recherches. Programme at-

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