L'ISOLEMENT PHYSIOLOGIQUE, DES PARTIES
au bout de quelques heures les archéocytes se grouper en de petites masses sphériques. qui, sauf la membrane: d’enveloppe, ont, lous, les caractères des gemmules : chacune d'elles est capable de régénérer une Eponge.
Dans tous les cas que nous venons de citer, l'intervenuon expérimentale démontre d'une façon absolue un fait capital : lors de l'atrope d'une Ascidie ou d'une Eponge qui précède le bourgonnement régénérateur, il n y à pas de; transport, par un procédé quelconque, de certaines propriétés de la, partie dégénérée dans celle qui reste. L'isolement, mécanique, brutal et rapide, puisqu'ilest suivi
des mêmes conséquences, prouve que les cellules qui agiront, pour combler la perte de substance, quelque grande qu'elle puisse être, rent toutes leurs propriétés d'elles-mêmes ; elles les possédaient donc virtuellement, et tout porte à croire que si elles ne les manifestaient pas jusqu'alors, c’est que la plupart d'entreelles étaient inhibées de par leurs corrélations fonclionnelles avec l'ensemble.
Ces: preuves sont trop convaincantes pour qu'on puisse mécommaître à quel point le principe: de l'isolement des parties est fécond dans son application aux. Métavoaires. IL incombe aux recherches, futures de le préciser davantage: et d'en analyser le mécanisme, mais: la: voie Lx Il trace est pleine de: promesses,
Nous ne dirons qu'un mot des Protozoaires, l’observaition naturelle, tout. comme l'expérimentation, conduisant pour ceux-ci à des, résultats analogues, à ceux que: nous venons de, passer en, revue. La seule différence est: qu’en zaison de leur nature unicellulaire, l'isolement. physiologiqueiou mécanique n'a d'action,efficace que si: la. partie libérée est pourvue, d'un'nayau. Il'n’y. a pas, en effet, de.
cellule vivante qui n’en possède au moins l'équivalent. Mais puisque cette condition préalable une fois réalisée,
l'isolement d’une partie est suivi de la reconstitution du »
tout, nous sommes en droit de conclure qu'il existe aussi,
dans une seule et même cellule, un système de corrélaons et d'associations fonctionnelles dont Îc jeu est sous «
la dépendance de lois en tout point identiques à celles qui régissent les relations entre organes chez les Métazoaires. L'importance de cette conclusion n’échappera à per-
sonne et sera d'un grand poids pour nous dans la suite de “
notre exposé, car l'œuf fécondé n'est-il pas lui aussi un organisme unicellulaire ? L'étude analytique de sa compo-
sition est l'objet principal de ce livre et nous aurons tout spécialement à à rechercher s'il est physiologiquement ho: 4
mogène ou hétérogène.
Passons maintenant à la reproduction sexuée et recherchons ses similitudes et ses divergences avec la reproduc-#
tion asexuée.
Au point de vue morphologique comme au point de. vue physiologique, des différences notables les séparent ;
nous en avons déjà signalé quelques-unes au début de ce chapitre, mais il y a lieu d'insister et de préciser davan-«
tage.
On sait que tous les animaux, y compris les Pro-« tozoaires, se reproduisent sexuellement. Or, on ne trouve. pas ici la grande variété d’aspects qui caractérise la pro-* pagation agame; les processus sont partout uniformes
non seulement dans leur essence, mais encore dans la
plupart de leurs détails. C’est chez certains Protozoaires