‹ L'uf et les facteurs de l'ontogénèseChapitre 19 sur 141 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

Sommaire, — Garactères anatomiques de l'œuf et du spermatozoïde. — Développement et histogénèse des produits sexuels mâles et femelles. — Signification de la période d’accroissemert dans l’oogénèse : équilibre de maturation. — Maturätion nucléaire ét réduction caryogamique : appariement longitudinal des chromosomes, leur disjonction dans la première mitose maturative. — Conditions de la fécondation. — Ses aspects morphologiques. — Etapes de la segmentation de l’œuf fécondé jusqu’à la blastula. — Problèmes généraux et spéciaux que pose la fécondation. — Causes de la monospermie, — Limitation de la polyspermie:physiologique. — Constitution et propriétés de l’énergide spermatique. — Causes de la copulation des pronuclei.

La question qui se présente immédiatement à l'esprit, au seuil d'une étude de la reproduction sexuée, est celle de savoir pourquoi 1l ÿ a des sexes différents et quelles causes déterminantes font qu’un organisme est mâle ou femelle ; question qui de tout temps a tourmenté les penseurs et sur laquelle philosophes et naturalistes ont longuement médité el copieusement écrit ; médecins, économistes, sociologues en ont fait à l’envi l’objet de leurs préoccupations et cet extraordinaire concours d'efforts variés n'a sans doute pas peu contribué à obscurcir le problème.

Des recherches plus précises, labeur des dernières années, ont conduit à des notions claires et exactes qui permettent d'espérer que dans un avenir peut-être

proche nous connaîtrons enfin le mécanisme et, par conséquent, les causes immédiates de la détermination du sexe. |

Caurcery dans un livre récent (1913) a fait un exposé excellent des principaux résultats de ces travaux et une critique judicieuse, encore que parfois trop sévère, des conclusions développées par leurs auteurs ; nous ne pouvons qu'y renvoyer le lecteur. Pour le moment, nous nous bornerons à dire que nous sommes parmi ceux qui pensent — et CauLLery partage aussi cette manière de voir — que le sexe du produit est déjà fixé dans l’œuf fécondé. Le sexe ne s’acquiert donc pas au cours du développement et comme nous croyons, en outre, que le caractère sexuel est un des résultats dela fécondation, l'étude de son déterminisme trouvera sa place au chapitre IV, où nous traiterons des propriétés de l'œuf fécondé.

Provisoirement, nous tiendrons donc le sexe pour donné et nous passerons immédiatement à l'étude des produits sexuels mâles et femelles.

Au point de vue de leur forme et de leur volume, ils diffèrent énormément ; au point de vue de leur composition anatomique, ils présentent des analogies remarquables à côté de dissemblances frappantes.

Dans tous les cas, l'œuf est une cellule : il est formé d'une masse de cytoplasme ‘renfermant un noyau. On donnait et on donne encore parfois le nom de vésicule germinative au noyau de l’œuf à cause de son aspect clair et turgescent. Le cytoplasme est toujours abondant et à l'approche de sa maturité, l'œuf de tout organisme est une très grosse cellule. Il y a toutefois des différences très sensibles entre les espèces animales : le jaune, dans les œufs de poule, représente la cellule-œuf proprement dite,

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