‹ L'uf et les facteurs de l'ontogénèseChapitre 21 sur 141 · PC PRE A · texte numérisé non relu

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d’une protoplasmagénèse très active. En d’autres termes, l’oocyte de premier ordre ne se comporte pas seulement comme une cellule glandulaire fabriquant des réserves qu'elle utilisera plus tard, elle accroît aussi sa quantité de protoplasme, édifiant ainsi le substratum récessaire au déroulement des manifestations ontogénétiques futures. Ceitravail actif del'oocyte pendant cette période se {raduit naturellement par des aspects morphologiques et des transformations chimiques ; les premiers ont été l’objet de nombreux travaux que l'intérêt qu'ils offrent en cytologie générale justifie pleinement (0. Vaxper Srniour et ses élèves, M'° Loxez, etc.). Nous ne pouvons malheureusement que les signaler sous peine de sortir du cadre que nous nous sommes tracé ‘.

Quant aux transformations chimiques qui sont l'expression du métabolisme de l'œuf en voie d’accroissement, il serait désirable que leur étude, à peine ébauchée, fût

1 Une des principales caractéristiques de la période d’accroissement, est la formation, au sein du cytoplasme, d’une grande quantité de mitochondries, c'est-à-dire ‘de fines granulations, isolées ou unies en chaïnettes ofirant des caractères microchimiques assez nets. Elles ne sont probablement qu’une étape intermédiaire entre le protoplasme proprement dit et les divers produits de sa différenciation. Au début, elles sont accumulées autour du centrosome de l’oogonie ou de l’oocyte, formant avec lui un amas assez considérable que l’on appelle souvent le corps vitellin de Balbiani Plus tard, elles se dispersent ou se rassemblent en d’autres endroits. Elles ne sont pas toutes utilisées dans la formation des réserves nutritives, loin de là. Il en persiste un grand nombre, dans la partie de l’œuf la plus riche en protoplasme; on les retrouve plus tard dans les cel'ules embryonnaires, et elles servent à former certains de leurs éléments structuraux (substance musculaire, nerveuse (?) grains de sécrétion glandulaire, etc.) On discute encore beaucoup sur leursignification et nous aurons d'ailleurs l’occasion d’y revenir.

poussée plus avant. Donner aux images que révèle le microscope la consécration de l'analyse chimique, c’est, en effet, serrer la vie de plus près, c'est en pénétrer le mécanisme intime ; tâche ardue s'il en fut, mais combien riche en promesses |

A côté d'études fragmentaires, nous ne- connaissons dans cette voie qu'un seul travail d'ensemble qui ait été poussé aussi loin que le permet l’état de la science, c’est celui de E. Fauré-Frémier sur l'œuf de l'Ascaris megalocephala.

Sans entrer dans les détails, puisqu'il ne s’agit encore que d'un cäs particulier, il convient cependant d'y souligner ce qui a probablement une portée générale. L'analyse a permisà Fauré-FrémieTr, de retrouver le lien chimique qui unit les substances contenues dans l'oogonie et dans le milieu où elle baigne, à celles que renferme l'oocyte qui a fini de s’accroître ; il y a donc dans l’oocyte une véritable élaboration, présentant lous les caractères des réactions chimiques, et se déroulant dans un ordre rigoureux. Ces réactions, diverses de par la variété des substances qu'elles utilisent et de celles qui en proviennent, s'arrêlent tout naturellement quand leurs vitesses s’égalisent, et il s'établit alors un état d'équilibre pendant lequel l'œuf, ayant atteint sa taille définitive, reste inerte. Nous nous expliquons ainsi, et c’est loin d'être négligeable, pourquoi la période d’accroissement de l'œuf est limitée, et pourquoi, quand il a fabriqué certaines substances et acquis un certain volume, il ne va pas plus loin. |

La période d’accroissement des spermatocytes de premier ordre est vraisemblablement soumise à des lois analogues, mais comme elle est toujours peu accusée, les

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réactions chimiques qui s’y passent nous échapperont longtemps encore.

Abstraction faite des phénomènes nucléaires dont nous parlerons plus loin, l'histogénèse de l'œuf s'achève quand il est, selon l'expression de Fauré-Frémier, en équilibre de maturation, c’est-à-dire quand s'arrête le métabolisme qui dirige son accroissement. En revanche, l’histogénèse des spermatozoïdes va seulement commencer à ce moment, et pour ne plus avoir à y revenir, nous en retracerons rapidement les étapes essentielles.

Sans phase de repos appréciable, le spermatocyte de premier ordre, dès qu'il a atteint sa taille définitive, se divise en deux ; les deux cellules-filles portent le nom de spermatocytes de second ordre ; immédiatement après, et sans subir d'accroissement nouveau, chacun de ceux-ci se divise à son tour en deux petites cellules, appelées dans la nomenclature que nous adoptons, spermatides.

IL résulte de cette description que chaque spermatogonie de dernière génération donne naissance, après s'être accrue, et par deux divisions successives, à quatre spermatides. Celles-ci ne prolifèrent plus et se transforment directement en quatre spermatozoïdes. Cette évolution est d’une constance absolue dans toutes les spermatogénèses qui ont été étudiées, et nous verrons dans un instant qu'elle a son équivalent morphologique chez l’œuf, lors de sa maturation.

En ce qui concerne la transformation de la spermatide en spermatozoïde mür, nous serons très bref. La spermatide possède : un noyau, un corps cytoplasmique renfermant un amas de mitochondries, un centrosome, et un corpuscule assez particulier dont l’origine n’est pas encore définitivement établie, l'idiosome. Le noyau s’allonge,

devient homogène et compact, prend læ forme d'un b&-

Fig. 13. — À, B, C, trois stades successifs de la transformation d’une spermatide en spermatozoïde chez le rat: (D'après. Duxssena.) | ;

tonnet, d’un sabre ou d’un fer de lance ; l’idiosome le

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