‹ L'uf et les facteurs de l'ontogénèseChapitre 24 sur 141 · MUR ET DE L OEUF FE · texte numérisé non relu

MUR ET DE L OEUF FE

MORPHOLOGIE DE L OŒUF

et qui est le premier stade embryonnaire vraiment caractéristique ; grâce aux transformations qui s'y produiront, les régions et les organes de l'embryon s'édifieront peu à peu. Leur description, même sommaire, sortirait du plan de cet ouvrage.

Il est bien évident que les faits d'ordre descriptif que nous venons de passer en revue soulèvent plus de problèmes qu'ils n’en résolvent. Nous savons maintenant qu'arrivé au terme de sa croissance, l'œuf est inerte et . incapable de se développer, mais que sitôt la fécondation accomplie, l'ontogénèse d'un nouvel organisme est mise en marche. Nous savons aussi que l'œuf et le spermatozoïde, au cours de leur formation, passent par une série d'étapes, véritable préparation aux futures fonctions qu'ils exerceront. Enfin nous avons vu que le déroulement de ces processus se traduit par des aspects morphologiques variés que les cytologistes modernes nous ont fait minutieusement connaître.

Combien ces acquisitions, si précieuses soient-elles, sont loin de satisfaire l'esprit scientifique ! Üne analyse plus fouillée s'impose, mais avant de la tenter un classement des faits ne sera pas inutile.

Dans le problème complexe qu'il nous faut essayer de résoudre, nous chercherons tout d’abord à savoir quelles sont les propriétés intimes de l'œuf mûr et du spermatozoïde, quels changements leur fait subir l'acte de la

suite de notre exposé. Il ne faudrait cependant pas croire que les choses se passent toujours aussi simplement.

fécondation et quelles causes font qu'une ontogénèse, dominée par des lois très fixes, succède immédiatement à l’'accomplissement de cet acte. D'autre part, il importe de connaître aussi la raison d'être et le déterminisme des modifications successives dont le microscope nous a dévoilé l'existence pendant la maturation des produits sexuels et la fécondation. L’étude du premier groupe fera la matière des chapitres suivants et nous consacrerons la fin de celui-ci à l'examen du second.

Il ne faut pas se dissimuler que, dans l'état actuel de nos connaissances, bon nombre de manifestations échappent encore à l'analyse causale ; laissant volontairement de côté la discussion des théories stériles sur la « nécessité » d'une réduction chromatique, sur le « but » d'une disjonction en œufs et en spermatozoïdes, nous concentrerons notre attention sur l'étude de quelques points bien définis que nous envisagerons à la lumière des découvertes positives les plus récentes ; ce sont : les causes de la monospermie, l’origine et les propriétés de l'énergide spermatique, les facteurs qui provoquent et ceux qui permettent la copulation des pronuclei. Ce n'est que plus tard, à la fin du chapitre V, qu'il nous sera possible d'esquisser une interprétation plausible de l’expulsion d’une moitié des chromosomes, lors de la première division de maturation.

En ce qui concerne la monospermie, il n'est pas superflu de bien préciser la façon dont la question se pose à l'observateur. Îl est exact que, dans la majorité des cas, il ne pénètre Jamais dans l'œuf qu'un seul spermatozoïde ; la polyspermie, quand elle apparaît, résulte de circonstances anormales ou d’une interventionexpérimentale. Toutefois, il y a des exceptions à cette règle, et on les observe spé-

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