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cialement dans les œufs à réserves deutoplasmiques abondantes : les Insectes (HExxinG), les Sélaciens (Rüc- Kerr), les Amphibiens urodèles (Ficx, Braus, Micnaeuis), les Reptiles (OPPeL, Nicocas), les Oiseaux (PATTERSON). Seulement, cette polyspermie « physiologique » n'aboutit jamais à une polyfécondation véritable ; un seul sperma-tozoïde, en effet, accomplit tous les actes de la fécondation, les autres ne jouant qu'un rôle accessoire ou même nul ; en conséquence, l'embryon qui se forme aux dépens du germe est toujours monospermique dans toules ses parties. Nous verrons plus tard, d’ailleurs, que cette condition est absolument indispensable pour qu'un développement puisse se poursuivre normalement jusqu'au bout et nous en dirons alors les motifs.
En somme, ce qu'il faut rechercher en ce moment, c'est : 19 pourquoi il ne pénètre dans l'œuf qu'un seul spermatozoïde, et pourquoi, quand il en pénètre plusieurs, la polyspermie est limitée ; 2° pourquoi, dans la polyspermie physiologique, un seul spermatozoïde assume, à lui seul, toutes les charges de la fécondation effective. Nous allons examiner successivement ces deux points.
A. — Dans les œufs qui possèdent un micropyle, c'est-à dire un étroit couloir ménagé dans des enveloppes imperméables partout ailleurs, il semble que l'explication soit simple : le premier spermatozoïde qui entre dans le couloir le bouche, et le gonflement des membranes aidant, l'obturation devient bientôt définitive. Dans cette interprétation, l'obstacle à la polyspermie serait d'ordre purement mécanique ; mais elle n'a qu'une valeur très relative car chez l'Oursin, par exemple, où la gangue mu-
queuse qui entoure l'œuf est traversée par un étroit canal micropylaire, les deux fragments d’un œuf mérotomisé * sont susceptibles d’être fécondés chacun par un seul spermatozoïde (DeLAGE) ; en outre cette explication n'est pas susceptible de généralisation, car un grand nombre d'œufs, sinon la plupart, sont totalement dépourvus de micropyle ; le spermatozoïde peut pénétrer par un endroit quelconque sous cette restriction pourtant, que dans les œufs trop chargés de deutoplasme et ayant, par conséquent, leurs deux pôles fortement différenciés, la zone la plus riche en protoplasme attire seule les spermatozoïdes.
L'existence d'un micropyle ne suffit donc pas à expliquer la monospermie et il faut chercher ailleurs.
On a invoqué (0. et R. HerrwiG) la rétraction de l'œuf et l'expulsion du liquide périvitellin qui lui succède. Les narcotiques, en effet, en ralentissant les réactions du cytoplasme ovulaire, rendent capables de polyspermie des œufs qui ne le sont normalement pas (Echinodermes). BaraizLox assigne même au liquide périvitellin des propriétés ag belutinantés, grâce auxquelles les spermatozoïdes surnuméraires qui auraient traversé les enveloppes seraient immobilisés avant d’avoir pu pénétrer dans le cytoplasme de l'œuf.
Cette interprétation, reposant sur des faits d'observation, rend compréhensible la monospermie normale dans les petits œufs et dans ceux où l'onde de contraction est