CAUSES DE L'INERTIE DE L'OEUF MUR
phénomènes très voisins, acquiert une véritable valeur analytique quand on précise, comme le fait Cr, le sens physiologique du terme sénilité. Nous en avons déjà dit un mot au chapitre premier, mais il convient d'insister quelque peu.
Le vieillissement, dans les cellules isolées comme dans les organismes, est essentiellement caractérisé — et ceci est un fait d'expérience — par un ralentissement du métabolisme, c’est-à-dire des actions et des réactions chimiques qui se passent dans la cellule ou dans les associations de cellules.
Or, RS. Livcre (1909), et Cuirp à sa suite, attri-
buent ce ralentissement à une imperméabilité relative et progressivement grandissante des cellules, qui tend à les isoler de plus en plus de leur milieu extérieur ; la gamme des échanges qui existaient entre eux se rétrécit, et le métabolisme intra-cellulaire diminue, puis disparait. Nous savons déjà que cette crise — qu'on nous permette ce mot — est très aiguë dans les organismes hautement différenciés, où les corrélations fonctionnelles suscitent des conditions quelque peu différentes pour chaque groupement cellulaire et où, par suite, le faible métabolisme qui subsiste est canalisé dans une direction déterminée pour aboutir à la formation de structures intra-cellulaires fixes et définitives (muscles, nerfs, etc.).
. Une cellule jeune, au contraire, est idéalement perméable ‘, en relation constante et complexe avec ce qui l'entoure ; elle est, par conséquent, très plastique et réagit en tout temps à des influences sans cesse répétées.
1 11 serait peut-être plus exact de dire « semi-perméable ». En tout cas perméable doit s’entendre ici dans le sens que les physiologistes donnent à ce mot.
Dès lors, une cellule vieillie peut être rajeunie si on« parvient à lui rendre sa perméabilité primitive. Nous con-. naissons déjà l’utilisation qu'on peut faire de cette notion dans la régénération et dans la reproduction agame ; en ce» qui concerne l'œuf, R.-$S. Lurrre à fait remarquer à diverses reprises, que la fécondation — ou les agents de parthénogénèse expérimentale — accroît certainement la perméabilité de l'œuf vis-à-vis de son milieu et établit » entre eux un contact beaucoup plus intime qu ‘auparavant. Nous reviendrons, d’ailleurs, sur ce point dans la. suile.
Si la démonstration objective, toujours Re fait encore défaut aux considérations qui précèdent, ele n’en apportent pas moins des éléments inattendus et fructueux au problème des causes de l’inertie de l'œuf mür elles ont le grand mérite de ramener l'évolution phy sio-. logique de l'œuf à celle d’une cellule somatique quel. conque et de ne pas faire du Germen, pour employer” l'expression des weismanniens, quelque chose d'irréduc-« tible au Soma ; enfin, elles semblent s’harmoniser avec les résultats des recherches chimiques de Fauré-FrRÉMIET.
Pendant les premiers stades de l'oogénèse, le jeunes oocyte d’Ascaris puise dans le milieu qui l'entoure ca substances nécessaires à l'accomplissement des actes chi miques qui président à l'élaboration de son cytoplasme © (protoplasme et deutoplasme). Quand il approche de sas limite de croissance, quand il s’isole et s’arrondit en se détachant du rhachis sur lequel il était fixé, son activité” chimique se ralentit, puis cesse presque complètement : L:
Cris RE OA
RTS
dite DE ads
1 Fauré-Frémier a eu le mérite de donner à cette notion une base chimique qui lui manque encore dans tous les autres œufs.