CAUSES DE L'INERTIE LE L'OŒUF MUR
l'équilibre dit de maturation s'établit, que seule la fécondation peut rompre. Pourquoi de nouveaux matériaux ne lui sont-ils pas indéfiniment apportés de l'extérieur ? Ce ne peut être que parce que le cytoplasme de l'oocyte, modifié par les premières réactions dont il a été le siège, ne les absorbe plus : 1l est devenu imperméable pour eux et, ainsi privé d'apports nouveaux, son métabolisme se fige bientôt dans une formule d'équilibre.
Si intéressantes que soient les tentatives d'explication de l'inertie de l'œuf mür que nous venons de résumer, elles ne solutionnent, il faut le reconnaître, que fort incomplètement le problème. Elles nous expliquent que l'accroissement en volume de l'œuf a un terme qui est atteint pour ainsi dire automatiquement et qui ne peut être dépassé ; mais nous ignorons totalement pourquoi, une fois arrivé à cet état d'équilibre, incapable de grossir davanlage et d'élaborer de nouvelles réserves, l'œuf n'accomplit pas ce qu’on s'attendait à lui voir faire: se segmenter ou tout au moins manifester quelque disposition dans cette voie. Puisque nous savons qu'il n’en est rien et que ce n'est jamais dans l'avortement d'une tentative de développement que meurt l'œuf vierge, il faut aller au delà des explications imaginées jusqu'ici pour obtenir une solution plus complète.
Dans cet ordre d'idées, BarTaiLzLox (1900 à 1902) est l'un des auteurs qui ont le plus contribué à préciser nos connaissances. Les conclusions auxquelles l'ont conduit ses recherches se sont quelque peu modifiées, ou plus exactement, complétées au cours des années, et nous tâächerons de les exposer telles qu'elles nous ont paru se
- dégager des derniers travaux de l’auteur.
Pour Baraizcon, l'œuf mûr est en état d'hypertension
osmotique, ce qui revient à dire dans, le langage de R.-8. Linux et de Cnicp, que sa perméabilité est diminuée ou même supprimée, au moins à l'égard de certaines subslances.
Le premier résultat de la fécondation qui se traduit, nous le savons, par la rétraction de l'œuf, l'expulsion d'un liquide périvitellin et l'achèvement des mitoses de maluration, correspond à une déshydratation de l'œuf, « dont la tension osmotique s’abaisse notablement pour re. monter d’ailleurs un peu plus tard, quand le développe-m ment va débuter.
Cette idée d’une déshydratation préalable, nécessaire à w l'activation de l'œuf, est formulée dans les premiers travaux de Bararzrox ; elle a été le point de départ de ses tentatives répétées pour provoquer la parthénogénèse ex- F périmentale par l’action de; solutions bee toniques, ou par des moyens équivalents. R
Seulement, quand l'œuf se rétracte et ex pulse le liquide É périvitellin, il y a plus qu'une simple variation de 3 l'équilibre physique, car ce liquide n'est pas de l’eau + pure : il est chargé des déchets de l’activité de l'œuf pendant l’oogénèse et spécialement d'acide carbonique qui s’est accumulé sans pouvoir être expulsé. L’œuf mür et non fécondé est donc aussi en état de semi-asphyxie, et M sa première réaction vis-à-vis du spermatozoïde, devient ainsi une véritable épuration de son cytoplasme.
L'une des expériences les plus intéressantes sur les- » quelles BarTaizLon appuie son interprétation est la sui-. vante : il fait remarquer d'abord que tous les œufs en état d'équilibre de maturation ou d'inertie, ont leur noyau soit au repos, soit en métaphase, c’est-à-dire au stade de la plaque équatoriale de l’une des deux mitoses de matura-