SUBSTRATUM DE L'HÉRÉDITÉ
que ceux-ci auront été plus nombreux et la mort de l'embryon en sera plus hâtive.
Nous croyons pouvoir nous en tenir, en ce qui COncerne l'apport héréditaire paternel dans la fécondation, aux faits que nous venons de relever et aux conclusions que nous en avons tirées. Non pas que le sujet soit épuisé : nous n'avons fait que l'effleurer ; mais il impor-. tait moins pour le but que nous avons en vue de décrire les aspects multiples dans lesquels s’extériorise chez l'adulte lhérédité paternelle, et les « règles de prétérence » qu'elle suit en général à cet effet, que de saisir le moment où elle exerce son action et de délimiter exactement son domaine. Nous croyons y avoir réussi dans la mesure où le permet l'état encore fragmentaire de nos connaissances.
Nous n'avons pas cru nécessaire, au cours de notre exposé, d'employer les expressions «plasma germinatif », « idioplasme », ou toute autre plus ou moins analogue, empruntée au langage de Weissuanx, de Naceri, d'O. Herrwic et d’autres théoriciens de l'hérédité. De même, il nous a paru inutile de discuter la question de savoir si ces substances qui seraient; comme on dit, le support matériel des tendances héréditaires, sont représentées par la chromatine des chromosomes ou par les mitochondries du cytoplasme. Ainsi que nous l'avons déjà dit plus haut, nous pensons avec DErAGE, CoNkLix, Goprewski, Prexaxr et bien d’autres, que l'hérédité n'a pas un substratum morphologique uuique, pas plus qu'il n'existe, dans les cellules sexuelles ou autres, de substance dont elle est l’attribut spécifique *. L'hérédité trouve son
! Dans un article très intéressant, paru depuis la rédaction de ce
expression tout entière dans la composition physique et chimique des cellules. Elle se manifeste dans tous les actes de la vie, depuis la fécondation jusqu'à la mort, par le cachet spécial qu'elle leur imprime dans chaque es- " pèce ou même dans chaque individu. Toutes les parties de l'œuf sent nécessaires pour qu'il déroule harmonieusement les potentialités qu'il contient ; toutes les substances y jouent leur rôle, qu’elles se trouvent à l’état d'organes ou d’organites (noyau, mitochondries, etc.), » ou à l’état de solution ordinaire ou colloïdale.
Quelques auteurs récents, peu nombreux d'ailleurs « (Mevess, DuesserG), ont cru trouver dans les mitochondries un substratum matériel des tendances héréditaires supérieur aux chromosomes du noyau. Le lecteur, après ce qui a été dit, comprendra que nous n’abo:dions même $ pas la discussion de cette nouvelle théorie ! Nous dirons w cependant que si, un jour, les progrès de la science rendaient nécessaire une localisation de l’hérédité dans « une partie déterminée de la cellule, il ne faudrait songer « aux mitochondries qu'après avoir exclu les autres élé-« ments constitutifs du protoplasme. Car, comme | a très justement dit Prenanr, qui est cependant un des parrains « des milochondries, celles-ci sont quelque chose d'intermédiaire entre le protoplasme véritable, amorphe, mé-M lange plus ou moins complexe de colloïdes, et les élé- «
livre, T.-H. Morcax (1915), envisageant dans son ensemble le mécanisme de l’hérédité, et spécialement du « sex-linked inheritance », | se rallie à la théorie qui localise les tendances héréditaires dans les chromosomes. Le lecteur qui a suivi notre exposé, sait que nous ne ee doutons pas non plus qu’ils ne jouent un rôle à ce point de vue; mais æ pour nous, ce rôle est limité aux caractères individuels et il n'y a pas de désaccord fondamental entre celte idée et celles de MorGax. F
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