PARTHÉNOGÉNÈSE NATURELLE
Nous avons parlé de la parthénogénèse artificielle, envisagée en tant que technique expérimentale servant à l'analyse de la fécondation. Il existe, chez bon nombre d'animaux, une parlhénogénèse naturelle ; l'œuf y est capable d’un développement complet et normal sans l’intervention d'un spermatozoïde. Très répandue chez les Arthropodes, on la trouve aussi à l'état sporadique dans d’autres groupements du règne animal (Annélides, Nématodes, Cestodes, etc.). Le plus souvent, elle fait partie d'un cycle, c’est-à-dire qu’une ou plusieurs générations parthénogénétiques s'intercalent entre une génération sexuée initiale et une autre terminale; mais il y a des exceptions à cette règle et l’on verra plus loin que certaines espèces sont capables de se reproduire indéfiniment par voie parthénogénétique *.
Dans le premier chapitre de ce livre, il a été dit qu'au point de vue physiologique, la parthénogénèse naturelle se rattachait directement à la génération agame et spécialement à la sporulation et au bourgeonnement. S'il est exact que, dans certains cas (les Méduses, d’après Caux), le bourgeon procède d'une unique cellule du corps ma-
ternel, le rapprochement devient tout à fait saisissant et ce qu'il paraissait avoir d’artificiel s’atténue.
Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue, que l’œuf parthénogénétique n'en reste pas moins un œuf, c’est à-
! La signification biologique des cycles, les changements qui peuvent y être apportés, elc., sont très bien traités dans le livre de Cauzzery sur la sexualité. Nous ne pouvons qu'y renvoyer le leeteur.
dire une cellule sexuelle femelle qui a parcouru, an cours de son oogénèse, la série des transformations par les quelles passent tous les œufs. On ne connaît, à ce point, de vue, qu’une différence importante : au lieu d’ expulsens deux globules polaires, il n’en forme souvent qu'un. Il ya a po des exceptions et parfois la maturation est« complète et régulière. Tels sont les œufs dont la parthé=" nogénèse est facultative (CF. Hexxecuy, 1904), c'est-à ne qui, en principe, sont destinés à être fécondés, mais» qui peuvent se passer du spermatozoïde si, par hasard, les mâles font défaut et si certaines conditions es le leur permettent ‘. É La parthénogénèse naturelle d’un œuf ne paraît pas être, au point de vue: physiologique, un problème bien compliqué ; en effet, pour que son développements puisse se mettre en marche et se dérouler régulièrement, il doit lui suflire d’être activé, c’est-à-dire qu'il n'a besoin. que d’un excitant dont l'effet soit analogue à celui du pre mier temps des méthodes classiques de parthénogénèse, expérimentale. Or, on a vu que cet effet peut être produits par les agents les plus divers ;'chez les Astéries une lé gère FES de température, voire un simple secouage. peuvent suffire à la provoquer, à condition que l'œuf ait. commencé sa maturation nucléaire. | à Dès lors, il est extrêmement vraisemblable que le dé« clanchement de l’ontogénèse, dans la parthénogénèse natu=«
‘ Nos connaissances sur la cytologie de la maturation dans les œufs parthénogénétiques sont d’ailleurs fort incomplètes. La plupar 74 des travaux dont elle a fait l’objet sont assez anciens et dans beau-« coup d’entre eux, les auteurs sont partis d'idées préconçues Il serait fort ulile que cette étude fût reprise avec les méthodes techniques dont nous disposons actuellement, 74