‹ L'uf et les facteurs de l'ontogénèseChapitre 75 sur 141 · COMPOSITION DU PROTOPLASME · texte numérisé non relu

COMPOSITION DU PROTOPLASME

elles ? En réponse à cette question, il est impossible d’exprimer autre chose que des probabilités, voire de simples possibilités. Divers auteurs, notamment Roux, Driescu, Decace, ont exprimé depuis longtemps l'idée qu’une grande complexité originelle dans la structure de l’œuf est invraisemblable : ce sont les résultats de son activité fonctionnelle qui sont complexes et divers. Nous partageons pleinement cette manière de voir.

Dans un autre chapitre, nous avons brièvement discuté la question de la structure du protoplasme vivant; nous nous sommes rangé à l'avis de ceux qui lui reconnaissent une composition plutôt qu'une structure ; celleci, lorsqu'elle apparaît, est déjà l'indice d’une différenciation, à moins qu'elle ne résulte de l’action des réactifs fixateurs. On s'accorde généralement à admettre (Cf. GazLarpo, HarroG et l’article de Prexaxr) que le protoplasme est un mélange de substances diverses tenues à l'état de suspension dans un véhicule liquide .

Mais rien ne dit que ce mélange soit homogène, c'est à-dire également réparti dans toute la cellule. On peut très bien admettre qu’il y ait des zones de concentration plus grande où les substances, tout en restant qualitative-

ment les mêmes, se trouveraient dans d’autres rapports de

proportionnalité. Dans l'œuf notamment, rien n’empêche de suppose: que les localisations germinales ne soient, à l'origine, des points de condensation ou plutôt de concentration plus ou moiné grande des composants du protoplasme. D'ailleurs, certains faits viennent directement à

. l'appui de cette manière de voir. Chez l’Ascaris notam-

1 Nous ignorons d'ailleurs la nature exacte de ces substances, nous

. savons qu’il y a des albumines, des ferments, etc.

ment, Boveri, à la suite de ses recherches expérimentales, est amené à conclure que la potentialité des deux premiers blastomères est en rapport, non pas avec la quantité absolue, mais avec la quantité relative des substances de réserve qu'ils renfermaient au moment de la divi-" sion. C’est donc bien, dans ce cas, une différence d'ordre quantitatif des deux pôles de l'œuf qui détermine la différence de leurs potentialités ‘. Fauré-Frémier, dans le travail que nous avons déjà souvent cité, s'est rangé à l'opinion de Bovent.

On est donc autorisé à voir, dans les localisations germinales de l'œuf, l'expression de plus en plus apparente de variations régionales essentiellement quantitatives. Or, ilest clair qu ‘elles auront comme conséquence des variations correspondantes d'ordre physique d’abord {tensions superficielle, phénomènes capillaires, etc.) et ultérieurement d'ordre chimique (vitesse plus ou moins grande des réactions, polymérie et isomérie, utilisation plus ou moins rapide des matériaux, etc.). Ainsi un facteur bien simple à son origine ouvre tout un monde de possibi-" lités. Es

Dans l'œuf de chaque espèce animale, puisque son évolution est toujours la même, les « régions protoplas=« i miques » ne sont pas répar ties d’une façon quelconque, f mais une loi en fixe la topographie. Celle-ci est l’expres

deux cut et les Ne premiers blastomères sont, par conséquent ê l'un sapéri ieur, l’autre in'érieur. Leur potentialité réelle est très différente.

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