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sion dont ils dépendaient datait également de là. Il y aurait eu alors une déchirure de la muqueuse stomacale, puisqu'il survint une hémorragie abondante qui ne s’est pas renouvelée depuis, et cela au milieu de la plus parfaite santé. C'est cette déchirure qui, tardant longtemps à se cicatriser, peut-être à cause du contact continuel des aliments et du suc gastrique, aurait laissé à sa suite l’ulcération que nous avons vue.
Mais la plaie primitive était-elle aussi grande que le ferait supposer cette longue cicatrice et la rétraction qu’elle a subie ? Ou bien l’ulcération, primitivement petite, devenant serpigineuse s’était-elle étendue peu à peu, avançant d’un côté, tandis qu’elle se cicatrisait de l’autre. C’est ce qu'il paraît assez difficile de décider, quoique la dernière hypothèse semble la moims improbable en raison surtout de cette circonstance, que les accidents, loin de diminuer peu à peu, se sont au contraire pro-
gressivement accrus.
Observation XXXIII
Carrière. Bullelin de la société anatomique
de Paris, 1863, page 121.
Une femme de 67 ans entre à l'hôpital de la Salpètrière, dans le service du Professeur Vulpian, le 28 mars 1863.
Depuis le matin, elle vomit abondamment du sang en partie coagulé, en partie liquide. Ces hématémèses se répètent dans la journée, puis dans la nuit suivante ; la malade meurt à une heure du matin.
En examinant ses antécédents personnels, on apprit que la
malade avait fait une chute deux ans auparavant et que, depuis
ro cette époque, elle se plaignait constamment de l'estomac. Elle n'avait jamais eu d’hématémèse ; toutefois, un jour ou deux avant d’entrer à l'hôpital, elle avait remarqué quelques crachats sanguinolents ; six mois auparavant, elle avait eu une attaque de paralysie. *
Autopsie. — L’estomac contient une certaine quantité de sang coagulé et du sang liquide. La muqueuse est saine dans la plus grande partie de son étendue ; dans la moitié gauche de la paroi postérieure, on trouve un ulcère cicatrisé dont le fond est constitué par le pancréas. Sa forme est elliptique, presque circulaire ; son diamètre vertical a 4 centimètres et son diamètre transversal 3 cm. 1/2 de longueur ; sa profondeur est d’un centimètre dans sa partie supérieure, mais elle va en décroissant de haut en bas, de sorte qu’à la partie inférieure elle est à peine de 2 millimètres. Cet ulcère est limité par un bord taillé à pic dans les trois quarts supérieurs de sa circonférence et un peu obliquement coupé dans le quart inférieur. A l’extrémité gauche du diamètre transversal, se trouve une saillie formée par la convexité d’une des sinuosités de l'artère splénique.
Cette convexité s’est éraillée et on voit très bien l’ouverture par où s’est faite l’hémorragie ; cette ouverture est bouchée par
un caillot fibrineux.
Observation XXXIV
Mory. Revue de chirurgie, 1890, n° 1{, page 878.
R.., cavalier de manège à Saumur, reçoit un coup de pied de cheval dans l’abdomen, à la region épigastrique; il en résulte de violentes coliques pendant une nuit ; elles cèdent à l’opium
et à l emploi de ventouses.