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eut, de temps en temps, des rechutes de quelques jours comme
celle qui l’a amenée dans notre service.
Observation XLVIII
P. Muzuer. Inaug. Dissert. Leipzig, 1894 et Thiem, Loc. cit.
Il s’agit d’un homme de 45 ans, qui, à l'exception d’une bronchite chronique, n’avait jamais été malade ; il possédait un fort appétit et n’avait aucune habitude d’intempérance.
En mars 1889, il fit une chute d’une hauteur de trois mètres dans un escalier; la région épigastrique vint heurter violemment contre le bord d’une marche. Il fut trouvé sans connaissance, avec des traces de sang frais dans la barbe et sur le sol, près de lui: Quand il reprit connaissance, il se plaignit de douleurs épigastriques violentes. Il resta au lit, soumis à un régime sévère et put, quatre semaines après l'accident, reprendre un travail facile,
Depuis ce temps, et pendant cinq ans, les vomissements de sang se répètent tous les deux mois; la quantité vomie est toujours de la valeur d’une tasse environ,
Il entre à l'hôpital, cinq ans après l’accident. La langue est un peu chargée; le creux épigastrique est le siège d’une douleur spontanée, exagérée par la pression. On ne constate ni dilatation, ni aucune tumeur de l’estomac. Pendant son séjour à l'hôpital, le malade a eu deux hématémèses précédées de nausées, d’agitation et de sensation de plénitude stomacale. L’état général est mauvais. Encore maintenant, le malade présente, tous les deux mois environ, des vomissements annoncés par un mauvais appé= tit, des nausées et un goût amer; il est soulagé après avoir vomi.
Petit 4
—\82 — Il évite, inquiet, les mouvements violents du corps, mange seulement du lait, de la viande crue, de la soupe et une petite quantité de pain.
Thiem nous apprend que ce malade, qui a été considéré à deux reprises différentes comme un simulateur, a définitivement tou=.
ché une rente de 50 °/.
Observation XLIX
P. Murzer. /naug. Dissert. Leipzig, 1894 et Thiem, loc. cut.
Il s’agit d’un homme de 25 ans, qui, dans une chute, se traumatisa la région épigastrique ; il ressentit immédiatement de violentes douleurs et le lendemain, il eut des vomissements alimentaires et des vomissements de sang.
Quatorze jours après l’accident, nouvelle hématémèse. En no. vembre 1892, le malade, qui est obligé de choisir sanourriture, éprouve éncore de temps à autre des douleurs gastriques. Au mois de mars 1893, il n’existe aucune amélioration ; on constate en outre de la dilatation stomacale et une légère atrophié musculaire. Le 20 juillet 1893, l'estomac est toujours le siège de douleurs qui sontexagérées par la palpation.
En janvier 1894, même état gastrique ; le malade souffre en
outre d’une bronchite.
Observation L
Gazes pe LA Tourerre. Société médicale des hôpitaux,
8 juin 1894, page 396.
Homme de 41 ans, distillateur; habitudes alcooliques invétérées.
En 1884, a fait un violent effort pour soulever une pièce de
A LE ps bois très lourde ; a senti immédiatement une douleur très vive au creux de l’estomac et a perdu connaissance, Dans la nuit, hématémèse abondante et melaena. Depuis, douleurs épigastriques et dorsales très vives, vomissements alimentaires non cCons= tants; cinq hématémèses en dix ans.
Diagnostic : ulcération traumatique de l’estomac chez un al-
coolique et ulcère consécutif,
Qbservation LI
Gzces pe LA Tourerre. Loc. cil., page 397.
Homme de 35 ans, mécanicien de la marine, est resté treize ans aux colonies ; a eu quelques accès de fièvre palustre,a encore la rate un peu grosse. Deux jours de dysenterie, pas de syphilis. Avoue quelques excès alcooliques ; léger état dyspeptique avant 1891. En Janvier 1891, lors de l’explosion d’une machine à vapeur, il est projeté violemment contrela paroi de la chambre de chauffe et est fortement comprimé, au niveau de la région épigastrique, par une plaque d’acier.
Immédiatement, le sang est venu à la bouche et a été rejeté par vomissement. Perte de la connaissance. Le lendemain, nouvelle hématémèse. Est resté trois mois à l'hôpital de Saigon. Depuis cette époque, douleur épigastrique et dorsale en broche ; sensibilité épigastrique profonde, non cutanée: vomit tous les aliments, garde le lait en partie. Hématémèses abondantes en
Janvier et mars 1894.
RQ
Observation LII
Ricnarnière. Union médicale. Paris, 1895 ; page 183.
J...,38 ans, palefrenier, entre dans mon service avec les symptômes classiques d’ulcère de l'estomac. Il se plaint de violentes douleurs avec retentissement dans le dos: l’ingestion des aliments ramène ces douleurs quand elles ont cessé momentanément et les exaspère quand elles existent encore. La palpation de la région est extrêmement douloureuse; le malade a de fréquents vomissements alimentaires qui sont suivis d’accalmie dans les souffrances. Il a eu, à différentes reprises, des hématémèses dont quelques-unes ont eu lieu sous nos yeux. J.. présente des signes d’alcoolisme (tremblement des mains,rêves terrifiants). II avoue d’ailleurs des excès alcooliques. J... fait remonter à huit mois le début de ses accidents qui se sont montrés à la suite d’une contusion de la région épigastrique.
Jusqu’à cette époque, il n’avait pas souffert de l'estomac ; malgré des tares alcooliques avouées, les digestions étaient normales, il n’y avait pas de douleurs,pas de vomissements, pas de pituites matutinales. Le début a été très sigmficatif. Huit mois avant son entrée à l'hôpital, le malade a fait une chute, tandis qu'il portait sur ses épaules un sac du poids de 75 kilos; dans la chute, la poitrine a porté sur une marche d'escalier et le creux épigastrique a été contusionné par l’angle dela marche. J.. affirme avoir eu, à la suite, une large ecchymose de la région sous-sternale, Immédiatement après, il a eu des vomissements de sang qui se sont produits pendant une semaine, survenant
presque toujours après les repas. Trois jours après le trauma-