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groupés en amas. C’est là sans doute un processus de réparation et de cicatrisation de l’ulcère. Dans la profondeur, nous avons rencontré des lésions veineuses el lymphatiques plus ou moins accusées qui jouent certainement un rôle important dans la production de l’ulcération.
Les nuances que nous avons signalées entre les deux cas sont en somme de peu d'importance et tiennent sans doute aux différences qui existaient dans le siège et l'âge des lésions.
Si nous comparons maintenant cet aspect histologique à celui de l’ulcère tuberculeux des phtisiques, nous voyons immédiatement des différences très nettes. Dans nos cas, la structure est beaucoup moins folliculaire et la réaction tuberculoïde y est beaucoup moins pure. On peut donc dire qu'au point de vue anatomopathologique, nos ulcères sont, comme au point de vue clinique, atypiques, si l’on ne réserve pas à ce mot le sens de non-folliculaire que lui avait donné Gougerot.
La comparaison avec les ulcérations gommeuses, scrofuloderme, érythème induré, — en somme le groupe des tuberculoses et tuberculides de lhÿpoderme, — nous montre dans l'aspect et la structure des analogies frappantes. Pourtant, dans nos cas, le siège de l'infiltration est moins profond, les lésions vasculaires moins accentuées, et surtout le processus de nécrose moins marqué. L'étude clinique nous a montré qu'à &es différences dans les lésions anatomiques, correspondaient un aspect et des caractères morphologiques bien différents. Nous savons d’autre part que, au point de vue bactério-
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logique, la richesse en bacilles est généralement plus grande dans les gommes tuberculeuses que dans nos ulcères.
En somme, c'est de certains lupus que nos ulcères atypiques se rapprochent le plus par leurs caractères histologiques comme par leur évolution. Mais ils s’en distinguent par l'absence des lupomes, formation nodulaire particulière qui caractérise les types cliniques réunis
sous le nom de lupus.