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laboratoire d’autres éléments qui peuvent être très précieux, et même décisifs dans certains cas.
Dans un article paru en 1906, Viktor Mucha (52) étudie les difficullés et les éléments du diagnostic dans les formes ulcéreuses de la tuberculose et de la syphilis. Il rapporte d'abord six cas personnels dont les trois premiers nous paraissent intéressants à relater ici :
L'observation I est un exemple d'ulcère syphilitique
tuberculoïde :
Observation XIV.
Aloïsa W. %5 ans. Soignée en 1904 pour angine ulcéreuse.
Entre à la clinique le 24 août 1905. Présente au pharynx et au voile du palais des surfaces ulcérées finement granuleuses, à bords irréguliers et peu creux. Au voisinage, on trouve de pelits nodules miliaires d'aspect tuberculoïde. L'épiglotte est infiltrée ; sur les bords on trouve des ulcères mal délimités, assez profonds.
Au bord externe de l’avant-bras droit, et à la face antérieure de la cuisse gauche se trouvent des ulcères des dimensions de 2? couronnes à celles de la paume de la main. La forme en est arrondie et irrégulière. Les bords de certains de ces ulcères sont nets, à pic et assez infiltrés. D’autres, au contraire, surtout les plus étendus, sont dentelés, irréguliers et peu infiltrés. Ces ulcères sont entourés d'une zone d’un brun rougeâtre el couverts de croûles épaisses sous lesquelles on trouve un fond d’un jaune sale qui saigne facilement. On trouve des lésions analogues, mais plus petites, au niveau des plis naso-labiaux, surtout à gauche et au niveau de l'insertion du lobule de l'oreille gauche. Ou trouve en outre sur le dos et sur l’avant-bras droit des cicatrices rondes, un peu déprimces,
des dimensions de 1 couronne.
On fait une première injection de tuberculine, 1 milligramme; deux jours après 1 milligramme et, quelques jours après 3 milligr. 5; on n'observe aucune réaction générale ni locale. La recherches du bacille de Koch et du tréponème sont également négatives. |
En novembre 1905, la malade se trouve guérie complèlement de ses lésions cutanées et muqueuses à la suite d’une série de 10 injections de salicylate de mercure.
Histologiquement, l'examen d'un fragment prélevé par biopsie montre un tissu de granulations avec de nombreuses cellules géantes, mais sans follicules bien nets. La disposilion de l'infiltrat est plutôt périvasculaire, sans qu'il y ait de lésion des vaisseaux eux-mêmes. La recherche sur de nombreuses coupes de bacilles et de tréponèmes est négalive.
Il n’a pas été fait d'inoculation.
Le diagnostic de syphilis se trouve donc très vraisemblable, surtout après l'effet du traitement. Il est confirmé trois mois après par le retour de la malade qui porte au niveau de la cloison nasale une gomme syphilitique non douteuse qui guérit par le traitement mixte.
Observation XV.
Femme de 48 ans, sans antécédents bacillaires ni syphilitiques.
Présente, disséminées sur le corps, des lésions nodulaires d'aspect lupoïde et des ulcères superficiels, des dimensions de 1 couronne à la paume de la main, résultant de la confluence et de la fonte de ces nodules. Les bords sont bleuâtres, infiltrés, les contours polycycliques, assez bien découpés. Ces ulcères sont recouverts de croûtes d’un brun rougeâtre sous lesquelles on trouve un fond granuleux.
Le diagnostic clinique est : lupus vulgaris universalis.
Une première injection de 0 gr. 0001 de tuberculine
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bovine produit une réaction très nette des lésions. Cette réaction se renouvelle après une deuxième injection de 0 gr. 0001. Une injection de ! milligramme produit une forté réaction générale et une amélioration nette des lésions de la face. Mais au cours même du traitement par la tuberculine, on constate une poussée de nouveaux éléments d'aspect plus syphiloïde qui furent guéris par le traitement spécifique.
Histologiquement, on trouve un infiltrat avec des cellules épithélioïdes et des cellules géantes, mais sans formations nettement folliculaires etavec une disposition assez nettement périvasculaire.
La recherche des bacilles sur les coupes fut négative.
L'auteur conclut à une association possible de tuberculose et de syphilis.
Observation XVI.
Katharina G., 68 ans. Bacillose pulmonaire au premier stade, périostite du tibia gauche, de l'os frontal droit et de la dixième côte gauche, paraissant syphilitique. Infiltration gommeuse circonscrite à la cuisse gauche.
Aux deux bras, lésions ulcéreuses avec apparence de scrofuloderme.
Tuberculine (1 milligramme) : très forte réaction générale, pas trace de réaction locale.
L'inoculation du pus d'un abcès costal et des lésions du bras tuberculise le cobaye.
Examen histelogique : Fragment de la lésion ulcéreuse du bras : tubercules typiques avec de nombreuses cellules géantes. Pas de bacilles.
Lésion de la dixième côte : même structure, très rares bacilles.
Amélioration nette, mais lente par le traitement mixte.
Donc, tuberculose certaine, syphilis très probable.
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